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 Vote du concours Halloween du 10/11/13 au 15/12/13

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Quel One-Shot vous a plu le plus ?
Celui de Cassandre
40%
 40% [ 4 ]
Celui de Sora H
10%
 10% [ 1 ]
Celui de Yuna-Yusei/Ukyo&Cie
10%
 10% [ 1 ]
Celui de Sana--chan
20%
 20% [ 2 ]
Celui de Mahora
20%
 20% [ 2 ]
Total des votes : 10
 

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Mahora
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MessageSujet: Vote du concours Halloween du 10/11/13 au 15/12/13   Dim 10 Nov - 21:09


Vote concours Halloween


Vous trouverez les règles pour le concours --> Ici


Voilà le concours Halloween est terminé, je lance donc le sondage pour les votes. Les règles sont simples, je vous demande de voter pour l'One-Shot qui respecte le plus les consignes demandées, ainsi que pour celui qui vous a le plus plu. 

On ne peut voter que pour une seule personne, mais vous pouvez mettre dans un message votre avis pour chaque One-shot, ça serait sympa pour les auteurs. Vous pouvez également faire un classement, car j'avoue que le choix ne va pas être facile, Ils sont tous bien. Vous avez le droit de voter pour vous-même.

Le sondage va durer 3 semaines pour que tout le monde ait bien le temps de tout lire et de donner son avis. Vous aurez donc le résultat le Dimanche 15 décembre 2013. Vous trouverez tous les One-shot ci-dessous dans un message différent à chaque fois. Je souhaite bonne chance à tous nos participants. Soyez honnêtes pour vos votes s'il vous plaît et votez par rapport aux règles, merci d'avance.

Bisous Bisous

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Dernière édition par Mahora le Lun 27 Jan - 14:23, édité 5 fois
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Mahora
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MessageSujet: One-shot de Cassandre   Dim 10 Nov - 21:15

One-shot de Cassandre : La journée d'Avril Oya



On entend souvent les gens dirent: "Il y'a des jours on ferait mieux de rester coucher". Ma réponse hier: Enfin voyez le coté positif. Tout ne peut pas être noir. Eh beh depuis aujourd'hui ma réponse est: "Nan sans déconner? Tu veux que je te raconte ma journée? Je sais pas comment est la tienne mais elle est fun à côté." 
Attendez que je vous raconte ma journée! Ça a commencé très tôt, en fait à quatre heure du matin. Sébastien, mon petit frère a eu la bonne idée de programmer le réveil. Merci Séb! Quatre heure. Je me réveille jamais avant dix heure. Je me réveille donc en sursaut, priant pour que se soit un cauchemar, qu'il ne soit pas quatre heure du matin, et qu'il n'y est aucun réveil en train de grésiller comme un dingue je referme les yeux. Bien évidemment cet objet de torture continue de sonner. 
Il faut savoir qu'avec moi tant que j'ai pas avalé du chocolat le matin je suis une tueuse. C'est donc avec l'intention de massacrer cet objet infernal PUIS de tuer Sébastien que je rouvre les yeux. Le réveil ne sonne plus, sauf qu'au lieu d'être sur la table de nuit comme il devrait il est en l'air! Je referme les yeux, c'est pas possible je suis en train de rêver. En les rouvrant le réveil ne braille plus, mais il est au sol. 
-Note à moi-même, plus de coca après dix-huit heures c'est hallucinatoire! 
En disant ces mots, je remet le réveil à sa place et tente de me rendormir mais je revois sans cesse ce réveil en l'air. C'est vraiment le coca? Bah si c'est pas le coca, c'est quoi? Je suis pas télékinesiste! N'empèche ça serait fun, ouais mais c'est pas le cas... J'ai passée toute la nuit à réfléchir à ce réveil, quand je dis que ces objets sont issus des Enfers. Même éteints, ils empèchent de dormir! Autant dire qu'au matin je suis crevée. Je suis trop idiote ; passer ma nuit à flipper à cause d'une hallucination... Ouais le problème, c'est qu'elle m'a paru bien réelle l'hallucination. 
Enfin le plus urgent c'est que je dois rejoindre Lucie, Jeremy et mon mec Mathieu à onze heure au ciné... il est dix heures trente, je suis pas sapée, pas maquillée et pas coiffée!! Heureusement pour moi à chaque fois que je veux prendre quelque chose je me rends compte qu'il est à côté de moi. Il me semblait quand même que ma robe était accrochée à la chaise... 
Réfléchis pas Avril, c'est pas le moment. Et puis si t'étais télékinésiste tu t'en serais rendue compte, avant. Juste au moment ou je m'appète a sortir, maman m'appelle: 

-Avril, il faut que nous parlions toutes les deux c'est important... 
-Pas le temps! La coupais-je en ouvrant la porte d'entrée. Je me drogue pas, je bois pas, je fûme pas, je suis vierge et je suis pressée. J'ai un RDV. Please
-Avril!! Très bien... Dès que tu sors tu m'appelles et tu reviens. Crois moi c'est important! Sois prudente, fais attention. 
-Maman, j'ai seize ans! Lançais-je agacée. 

Puis lui claquant la porte au nez je me mis à courir jusqu'à mon vélo avant de me mettre a pédaler comme une folle jusqu'au cinéma. Sur la route je ne peux m’empêcher de songer à l'angoisse de maman, elle a jamais semblé aussi nerveuse depuis que j'ai pris la décision d'aller seule jusqu'au primaire. Et entre les angoisses de ma mère et les phénomènes paranormaux des six dernières heures, j'avais de quoi réfléchir. 
Malheureusement, intense réflexion et vélo font mauvais mélange avec skateboard. C'est ainsi que je rentra dans un garçon aux cheveux blonds très clair qui fonçait sur un skate. Je suis moi-même blonde aux reflets argentés mais lui se serait plutôt cheveux argentés à reflets blonds. Ses yeux sont bleus pâles et s'il n'est pas très musclé, il est en outre très bronzé. Je suppose qu'il fait partie des garçons que Mathieu décrirait comme des gringalets, enfin étant rugbyman, par rapport à lui...
Je crois qu'il est dans ma classe, ah oui. Damien, le petit génie de l'informatique un mec sympa mais jamais là, je crois qu'il a des problèmes de santé. 

-Tu pourrais faire attention espèce de dingue! T'as failli me tuer! S'emporta t-il 

en se redressant du sol où notre chute l'avait projeté pendant que je redressais mon vélo et grimaçais de douleur à cause de mon genou. Super mon collant noir est percé et ce qui colle doit être du sang. 

-Moi, dingue? Nan mais tu te fous de moi tu roules comme un dingue! Les femmes aux volants, les femmes aux volants... les mecs non piétons oui!! Que je me suis mis à lui crier. 

Les mecs sont d'une mauvaise fois... 
Ok je roulais vite, yep si j'étais pas dans mes pensées... oh et puis il pouvait regarder lui aussi. Rha mais je vais vraiment être en retard moi. Sans prendre le temps d'enguirlander cet insousciant plus longtemps je lui jette sa sacoche qui avait trouvée le moyen de me tomber dessus et m'apprétais à m'enfuir lorsque j'entendis ses derniers mots: 

-Fais attention, petite sorcière c'est peut être la fête de Samain mais tu n'es pas la seule dont les pouvoirs augmentent avec cette soirée.

Samain, sorcière? Woh, aujourd'hui c'est Halloween et je NE suis PAS une sorcière. Je sais pas ce qui se passe aujourd'hui mais soit c'est moi qui débloque soit c'est aujourd'hui. Ouais, le réveil, ma robe, maman et le rat d'ordinateur... je vais aller me recoucher, de toute évidence je suis épuisée, je vais annuler le ciné. Désolée les amis, mais j'ai pas la tête à ça. Bah tiens faut juste que je me prépare a appeler Mathieu, Lucie et Jeremy pour que je reçoive un message de Lucie :

-Avril, désolée de te faire... faux bonds, mais, euh je... je mon...mon... mon chien est malade, il a la... la varicelle. 
-Ton chien est malade? La varicelle? Mais tu n'as pas de chien!! Tu veux te sauter Jeremy, ok, dit-le franchement. Je suis pas née d'hier ce bruit derrière toi c'est un mec en manque devant une fille qui lui plait. Je suis contente pour toi. Çà va rassurer Mathieu de savoir ça, lui qui croyait que tu te faisait ton chat a défaut d'avoir... 
-Kyaa??! Gaspard? Nan mais espèce de... comment as-tu pu envisager rien qu'un instant que moi et mon... SORS DE CHEZ MOI ESPÈCE DE... 


Je laissais tomber mon téléphone, mon vélo et je partis dans la rue la plus proche pour pleurer ma souffrance, seule. Ma meilleure amie... couche avec MON petit ami. Je ne pus m'en empêcher je me mis à hurler mon sentiment de trahison. Après je ne sais combien de temps quelqu'un me pris dans ses bras, maman. Ses bras si chauds et rassurant et sa manie de me caresser les cheveux elle ne broncha même pas alors que je pleurai dans ses cheveux et sur sa robe. 

-Maman... y... y... il m'a trahi, Mathieu, Lu... Lucie ensemble. Sanglotai-je de plus belle.

-Je suis désolée ma chérie, j'aurais aimée que ton sacre ne se passe pas ainsi mais hélas il faut que tu sois forte ma chérie. Tu es une sorcière, tu es forte. Tu es une Oya. Tu es Avril Elizabeth Waren apparentée aux Oya. Tu es une sorcière par moi, et par mère et sa mère avant elle, tu peux ainsi remonter jusqu'aux origines de la magie. Notre magie est l'une des plus puissantes et anciennes nous sommes des Oya, les maîtresse de la télékinésie. 
-Maman! Mon mec me trompe avec Lucie et toi tu déconnes? Télékinésie, yep et pourquoi pas créer du feu pendant que t'y es! 
-Feu, non ça c'est les Tamaïs. D'ailleurs tu as eu seize ans et nous sommes le jour de Samain il ne s'est rien passé d'inabituel aujourd'hui? C'est important. Samain est depuis toujours le jour où nos pouvoirs nous sont révélés. Tu sens la magie, ne me fait pas croire que tu ne t'en est pas servie.
-Samain? On est Halloween, mais bon. Cette journée est tellement dingue... dans un sens c'est toujours une explication à quelque chose d'irationnel. Alors comme ça la magie sent? 
-Samain est le nom d'origine de cette fête. C'est le jour ou le voile entre vivants et morts est le plus fin. Toutes les créatures magiques sont touchées par l'augmentation de puissance lors de Samain et des solstices mais c'est ce jour là que la magie des sorcières, toutes les sorcières s'éveille. Plus une sorcière est puissante, plus son odeur est forte. Et plus ses actes de magie se sentiront loin. 



Disons que je suis une sorcière je peux pas envouter Mathieu pour qu'il m'aime. Comme tous je connais les conséquences de l'envoutement de Merope Gaunt-Riddle je ne peux pas faire ça. Mais en partant du principe que je suis effectivement une sorcière, à défaut de pouvoir rester avec mon mec, je peux peut-être me venger... 


-Qu'est-ce qu'une sorcière peut faire? Changer son ex en crapaud et son ex-amie en punaise?
-C'est de la magie noire. S'offusqua maman. Nous ne devons jamais nous servir de nos pouvoirs a des fins de vengeance. 
-Pas drôle. 
-Ma mère me sourit complice avant de continuer. Mais rien n'empêche de fabriquer une potion... hum "Telesio Cardei" ils ne pourront plus se toucher sans éprouver du dégout face à l'odeur de leur vis-a vis. 


Hein? Ils pourront plus s'embrasser, se toucher ni rien sans que l'autre sente mauvais? C'est pas de la magie noire ça? Je sais pas mais ça doit être fun! Trouver comment fabriquer ce Telesio truc muche, trouver un caméscope et enfin trouver du pop corn! Cette matinée a été pourrie, cette soirée promet!

-On se mange pizzas? Il est bientôt midi. 
-J'ai préparer une purée de potiron tu m'en diras des nouvelles. 



Ouais, mauvaises. T'es à peine capable de cuisiner des pâtes et même, elles sont ratées. Bah si je suis une sorcière je devrais pouvoir tirer des avantages... Avantages, en général c'est les sorciers maléfiques qui usent de leurs magie à des fins personnels. Tous ses auteurs et réalisateurs peuvent pas tous avoir tord. Et puis quand la sorcellerie était publique il y avait des chasseurs de sorcières. Si il y a toujours des sorcières peut être y'a t-il également toujours des chasseurs... Mamie Elizabeth déménageait presque tous les trois ans en y repensant.
Coïncidence? Je suppose qu'il vaut mieux être prudente avec la magie. Surtout que Damien a sentit la mienne. Oh... si ça se trouve c'est juste un délire spécial Halloween. Plutôt bien construit pour un canular... Damien peut être juste chanceux... 
Probabilité? Bah j'ai qu'à me trouver un cobaye si ça marche, part du principe que t'es une sorcière. Sinon part du principe que t'es une grande naïve. Ouais c'est un bon plan! 

-Est-ce que le nom de Damien Blad te dit quelque chose? Il m'a appelé sorcière. C'est un sorcier lui aussi?

-Blad dis-tu? Non ce n'est pas un sorcier. Vu son nom je dirais que c'est un vampire classe noble. 
-Vampire? 
Son nom? Blad... putain c'est la prononciation du mot anglais blood: le sang. Oh merde j'ai renversée un vampire! J'ai intérêt a dormir avec de l'ail autours de mon lit moi ce soir j'aurais de la chance si il me vide pas de mon sang... 

Eh minute les vamps sa sort la nuit pas le jour. Enfin sauf dans Twilight et Vampire Diairies.
-Nous, les vampires de la classe supérieur pouvons sortir à la lumière du jour sans ressentir de douleur si nous avons bu le soir, la nuit restaure notre énergie. Nous ne sommes pas des boules à facettes et ne sommes en aucun cas dépendant des sorcières. 

Nous interromps Damien le... vampire?! Mais d’où il sort celui-là c'est un cul de sac et je l'ai pas vu venir. 

-Venez donc manger chez nous, Messire. L'invite ma mère. 

Euh minute là, elle vouvoie un élève, quoiqu'il est probablement plus âgé qu'il en a l'air. Et c'est quoi ce messire? Les sorcières obéissent aux vampires maintenant? Je croyais que se serait drôle d'être une sorcière mais si il faut faire des courbettes à des petits arrogants maigrichons alors je préfère être normale. 

-Merci pour l'offre mais je me dois de refuser. Répondit-il à ma mère avant de se tourner vers moi. Je vois qu'il s'agit de ton initiation, Avril donc je ne te punirais pas trop méchamment.
-Punir? 
-Tu as fait couler mon sang, petite sorcière. Dés cet instant ta vie m'appartient.


Je l'ai blessé?... Au lycée! Le labo on m'a fait un croche-patte, je lui suis tombé dessus le faisant tombé du tabouret. 

-C'est vrai ce qu'il dit, Avril? 
-Le labo de science nat? Demandai-je sans prêter attention à ma mère Mais c'était il y'a deux ans! Et en prime c'était un accident doublé d'une égratignure! Protestai-je 
-Cela ne change pas les faits, j'aurais laissé passer sans le vélo. Je pense toutefois que tu as eu une journée chargée nous reparlerons donc de cela d'ici peu.



Sur ses mots il s'approche de moi. Logique ce mec! Ces mots sonnent en au revoir et il se rapproche... Il a les canines sorties!!! Sorcière ou pas le laisse pas te morde Avril! 
Ce fut ma dernière pensée avant qu'il ne me morde. Étonnamment il n'y a pas de douleur juste de la chaleur, elle n'est pas désagréable... elle est même réconfortante. Tiens je n'avais jamais remarquée cette mèche de la même couleur que mes cheveux elle a l'air plus longue que les autres... Je suis tarée c'est sur: je me fais mordre par un vamp et je pense a ses cheveux?!Je fixe ma mère du regard la suppliant de faire quelque chose au lieu de rester là hagarde a regarder la scène stupéfaite. 

Je voudrais quelle réagisse, je le voudrais vraiment. J'ai a peine le temps de penser cela que maman frappe Blad au visage. Je regarde maman surprise mais heureuse je ne pensais pas qu'elle le frapperait, elle regarde sa main comme si elle ne la reconnaissait plus et Blad lui se détache de moi et me regarde en souriant avant de se volatiliser comme un courant d'air. Je me sens épuisée. 


-Que s'est-il passé maman? Pourquoi j'ai l'impression d'avoir couru le marathon? 

- Trois fois rien, tu as réussie l'exploit d'utiliser de la télékinésie sur un corps humain dès ta première fois, sur une sorcière confirmée étant elle même télékinésiste qui plus est. MÊME MOI je ne peux pas faire ça! Tu as utilisé plus de magie en sept heures qu'une sorcière n'est supposée être capable d'utiliser en QUATRE jours. Ta réserve est donc fortement supérieur au commun des sorcières. Mais tu commences à ressentir la fatigue dû au manque de pratique spirituelle. D'ici demain tu seras de nouveau en forme ne t'inquiète pas. 
Pour finir tu as une dette de sang à l'égard d'un vampire supérieur enfin si j'en crois sa mèche ce même vampire se trouve être ton âme-sœur et donc ton fiancé. 

-HEIN??!

Ce fut mon dernier mot avant de tomber dans les pommes sous le coup du choc. Lorsque je me suis réveillée il était seize heure j'étais dans ma chambre et en pleine forme. Je désirais en savoir plus sur ma nature l'histoire de ma famille. Mais jugeant que l'ignorance était une bénédiction j'ai préféré me calmer les nerfs sur des smarties avant de m'attirer d'autres ennuis. Et j'ai passée le reste de cette journée dans ma chambre à prier pour que cette journée ne soit que le fruit de mon imagination. Ou au moins que tout ce qui est lié a Damien n'est jamais existé. Finalement le reste de la journée s'est passé normalement si ce n'est que le soir au lieu d'espérer que Mathieu et moi fassions quelque chose ensemble j'espérais que les prochains jours serait plus normaux. 

Ainsi s'achève le récit de la journée de mon initiation, à moi, Avril du clan Oya, l'une des neufs plus puissantes sorcières jamais répertoriées par le conseil.


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Mahora
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MessageSujet: One-shot de Sora H   Dim 10 Nov - 21:22

One-shot de Sora H : Sweet Dreams



[Shikata Akiko – ricordando il passato]
J'utiliserai mon ultime sortilège
Pour que ce splendide rêve doré ne puisse
Être souillé par la souffrance qu'amène la Vérité.
 
Et c’est ainsi que le temps s’arrêta. Tout autour d’elle, plus rien n’avait de vie. Sa mère qui était entrain d’écrire une nouvelle histoire dans le bureau à côté du salon et dont la porte était entre ouverte, avait cessé de respirer. Le stylo noir qui lui avait échappé des mains était toujours, mine contre sol à la verticale.
Son programme télé préférer affichait toujours la même image et sur le sol, à l’endroit même où elle était, de grandes lignes noires avaient commencés à se tracer sur le carrelage du salon. 
Elle resta un court instant dans l’incompréhension complète. Que venait-il de se passer ? Elle regarda autour d’elle cherchant une quelconque aide mais personne ne bougeait. Même son frère qui montait les escaliers était immobile. Elle se regarda, ses mains tout d’abord cherchant une quelconque explication puis ensuite son corps et c’est à ce moment là qu’elle le remarqua ; le pieu qui venait de la traverser. Ses jambes la lâchèrent, immobile sur le sol ses paupières devenaient de plus en plus lourdes et des larmes discrètes tombaient doucement de ses yeux couleurs tempêtes. 
-          C’est si triste, tu n’aurais pas du mourir comme ça, annonça une voie perdu dans la brume d’argent qui enveloppait le salon.
Une ombre s’approcha du corps de la jeune fille, sa canne raisonnait dans toute la pièce faisant stopper les marques qui n’avait cessé de grandir et envahir le sol de la maison. 
-          Heureusement que je suis là, jeune sorcière. Sinon, ton corps aurait créé le néant et entrainer la destruction de cette dimension. 
La jeune fille avait du mal à respirer, mais tentait de prononcer des qui êtes vous ? Un Ange ? Son cœur battait de moins en moins vite. Elle avait envie d’hurler. De faire en sorte que sa mère vienne l’aider mais elle le savait, quand on meurt dans un rêve, on ne se réveille jamais. Elle le savait si bien puisque c’était ainsi que son grand-père était décédé. 
Dans un merveilleux rêve, papi est parti. Maintenant, il est en paix au pays de Dana. Ne pleure plus Crystal car maintenant il est heureux. 
La voix de sa mère raisonnait dans sa tête, elle regrettait de ne pas lui avoir dit plus de « je t’aime » ni lui avoir plus parlé de ses problèmes. Si je m’en sors, je me fais la promesse de ne plus jamais lui cacher quoi que ce soit. Pensa la jeune fille dans un triste sourire, mais elle le savait, il était trop tard et déjà ses yeux ne voyaient plus. 
-          Ta famille m’a libérée de ma cage et pour les remercier je fais en sorte de protéger chacune des générations de la famille Nightingale et c’est pour ça que je vais te sauver. Mais n’oublies pas Petit-Oiseau qui n’a plus qu’une aile, tu n’es pas ordinaire, laisse le prendre le contrôle. 
L’ombre retira le pieu de la poitrine, elle savait très bien que cette chose n’était pas anodine et ne pouvait tuer que les personnes qui avaient commis un grave pêcher. 
Le sang qui s’était accumulé sur la chemise bleu commençait doucement à s’estomper, et les lignes noires s’effaçaient peut à peut que la jeune fille reprenait des couleurs. La brume se dissipa et l’ombre disparue également. 
*
Ayant entendu quelque chose de lourd tombé au sol, la mère de la jeune fille se leva précipitamment et partit en direction du salon. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle vu sa fille allongé sur le sol, la respiration difficile. 
-          Crystal ? Crystal ! s’écria la jeune mère. Réponds-moi ! 
-          J’ai rêvé d’un triste rêve où un oiseau attendait dans une forêt. Mais je ne sais pas pourquoi j’ai vraiment envie de pleurer. répondit la jeune fille d’une voix cassée et les larmes lui tombant de plus belle. Ce petit-oiseau j’ai l’impression de le connaitre.
Sa mère la berça doucement, lui murmurant de doux mots au creux de l’oreille. Son frère ayant entendu sa mère criée était descendu à toute hâte pour savoir ce qu’il s’était passé. Mais il était resté planté sur le seuil de la porte les yeux écarquillés.
-          Ethan tu veux bien aider ta sœur à monter dans sa chambre. Le médecin avait dit qu’il fallait qu’elle se repose. Surtout qu’elle doit être en forme pour le bal de ce soir, annonça-t-elle en l’aidant à se relever. 
Le jeune homme opina et aida sa jeune sœur à retourner dans son lit. Il vérifia sa température et lui demanda de ne pas bouger mais que si elle avait besoin de quoi que ce soit il était à côté dans sa chambre. Crystal le remercia d’un sourire et à l’instant même où la porte de sa chambre se referma les larmes lui reprirent. Elle le savait, le petit-oiseau dans la forêt entrain d’attendre, c’était elle. 
la jeune trouva du réconfort dans la peluche que son grand-père lui avait offert. Elle serra le dans fort contre a poitrine et tenta de mettre du clair dans ses idées. 
-          Dis Elatha, tu crois que maman m’écoutera si je lui racontais que depuis quelque heures il se passe des choses bizarres autour de moi ? demanda la jeune fille à son ours en peluche. Tu crois que maman pensera que je suis folle et qu’elle me mettra dans un des hôpitaux de Londres ? Ou alors dans une des maisons secondaires de la famille ? une larme coula sur son ourson qu’elle sera fort contre elle. J’aimerais qu’elle me dise que tout ça n’est qu’un rêve ou des hallucinations du à ma fièvre et qu’il n’y a jamais ut de jugement fait par des inquisiteurs, qu’ils n’ont jamais débarqués dans ma chambre et qu’il n’y a jamais ut de personne qui c’est introduit dans le salon avec un pieu pour me tuer. 
-          Et tu serais heureuse qu’elle te dise que tu es normal ? Que tu n’es qu’une petite fille de 16 ans sans aucun problème ? murmura une voix contre sa poitrine.
La jeune fille prise de panique lança la peluche loin d’elle se retenant d’hurler pour ne pas alerter sa famille. Les larmes lui reprit, c’en était trop pour elle. D’abord un jugement sorti de nulle part avec trois inquisiteurs sortit d’une dimension parallèle venu pour son jugement puis sa mort survenu dans le salon. Elle se sentait de plus en plus mal mais la voix de sa peluche la rassura enfin de compte. 
-          Je suis Elatha, tu m’as donné naissance Crystal. Il y avait longtemps que je rêvais de pouvoir te parler mais malheureusement je ne pouvais que te consoler par ma simple présence. Il y avait des fois ou je voulais te conseiller et t’empêcher de pleurer. Oui, il y avait plein de moment comme ça… mais enfin de compte même lorsque je peux parler je suis incapable de t’aider. Annonça-t-il en se relevant et en grimpant sur le lit. 
Le petit être ressemblait à un petit Koala au couleur gris et noir et aux yeux d’un bleu très clair. La peluche posa ses deux petites pates sur l’une des mains de Crystal quand celle-ci reprit d’une voix enrouée :
-          Donner naissance ? Je rêve encore n’est ce pas ? 
-     Je connais tout de toi. Ton premier amour et ton cœur qui s’est brisé quand il est parti avec ta meilleure amie Aiden. La peine que tu as ressentie quand ton grand-père est décédé. Le fait que tu sortes enfin avec Evan depuis trois jours et aussi la peur que tu as ressentit cette nuit quand ces hommes sont venus.
La jeune fille n’en croyait pas ses yeux, non seulement sa peluche parlait mais elle connaissait toutes ses choses qu’elle avait toujours gardé pour elle. La jeune fille n’arrivait pas à se dire que tout ceci était réelle, que tout ce qui se passait n’était, malheureusement pas le fruit de son imagination. Qu’elle était belle et bien morte ce matin et qu’on l’avait ramené à la vie. Oui tout ça était réel et elle avait peur. Tous ses membres tremblaient, son visage était horrifié. Elle plaqua ses mains sur son visage pour s’empêcher de pleurer encore mais elle avait peur, vraiment très peur. Elle aurait préférer se réveiller de ce mauvais rêve et continuer à vivre normalement avec ses amies. Aller en cours comme tout le monde rire et sortir en ville, flâner devant le palais de la reine. Oui, c’est de ça qu’elle rêvait. Et c’était ça qu’elle voulait. 
Le bruit de pas dans les escaliers la ramena à la triste réalité, elle s’empressa de mettre sa peluche sous son oreiller et de s’allonger dans son lit non sans entendre un Aïe de sous sa tête. Une personne derrière sa porte frappa trois petits coups avant de l’ouvrir doucement.
-          Crystal tu es réveillé ?
-          Oui maman… je n’arrive pas à dormir, fit-elle en remontant sa couverture sur son visage, priant que sa mère ne remarque pas ses yeux rougis par les pleures. 
-          Je t’ai apportée une robe de bal. Elle m’appartenait quand j’avais ton âge. Grand-père me l’avait offert le jour d’Halloween en me disant : Aujourd’hui Nora c’est un grand jour pour toi alors pour cette occasion tu te dois d’être la plus belle. Au début je n’avais pas compris mais petit à petit que la journée avançait je comprenais ce que cela signifiait. 
-          Et ça voulait dire quoi ? demanda curieusement sa fille.
La jeune mère posa la robe sur un des nombreux cintres de l’armoire puis en la refermant elle regarda sa fille d’un sourire mystérieux :
-          Ne t’en fais pas ma chérie dans l'histoire que j'écris, tu peux voler librement, afin que jamais ton éclat ne se ternisse.
La porte se referma doucement derrière elle, emportant de sa démanche gracieuse, tous les doutes de sa fille.
Sa mère était une écrivain et journaliste d’une certaine notoriété, elle passait ses journées à écrire ou sortir en ville avec ses trois enfants. Oui, elle les aimait. Pour elle, la famille était ce qui lui était le plus cher. Son père avait ut du mal à accepter sa relation avec un homme qui n’était qu’un piètre infirmier mais enfin de compte, le bonheur de sa fille lui était le plus important. Elle était la troisième des enfants Nightingale. Oui, elle avait gardé son nom de jeune fille par accord avec son père. Mais tout changea quand son mari qu’elle aimait tant la trompa. Elle redoubla d’efforts pour que ses enfants soient heureux et épanouis dans la vie. 
La jeune fille se leva doucement, tira les rideaux lourds et sombre de sa chambre afin que la lumière du jour la baigne. Elle retira sa chemise de nuit bleue et entreprit d’essayer la robe de sa mère. Elle se posa devant le miroir et contempla la robe qu’elle lui avait offerte. 
Elle était magnifique, d’un rouge bordeaux avec des dentelles noires aux manches et au niveau du coup. Tandis qu’une ceinture de dentelle creusait la taille fine de la jeune fille et d’autre venait s’entourer au tour de ses jambes. Elle était plutôt lourde et assez volumineuse bien qu’agréable a porté. Les manches étaient longues mais évaser aux poignés tandis que le buste était un peut serrer par des lacets cachés derrières un épais nœud noirs. Et, bien que sa poitrine ne fût pas très imposante, elle était mise en valeur par un col assez ouvert.
        Crystal s’empara du dernier morceau de sa robe, un collier fait de la même matière que sa robe, elle le retourna et aperçut deux ailes où dessous figurait en lettre d’or : Pour ma chère et tendre fille Nora Nightingale. Mais ces dernières se mélangèrent et se transformèrent  en : Pour ma très chère et tendre petite fille Crystal Nightingale. Une larme roula et s’écrasa sur le collier. Elle avait encore modifié quelque chose.
Habiller dans la robe de sa mère elle descendit les escaliers à toute hâtes mais s’arrêta sur la dernière marche. Elle regarda sa famille, sa mère et ses deux frères et se sentait comme une étrangère. Une personne que l’on mettait à l’écart. Elle avança doucement, la tête basse, elle sentit que ses yeux la brulaient. 
-          Ma chérie tu es magnifique ! s’exclama-t-elle en se levant pour la prendre dans ses bras. 
-          Non ne t’approche pas de moi ! répondit-elle. Ne vous approchez pas de moi…. fit-elle en lâchant une larme, je suis morte ce matin même après avoir subit un procès pour je ne sais quels raison soit disant que ma naissance n’aurait jamais du avoir lieu ! Je ne suis plus de ce monde ! Je ne comprends rien. Pendant que le temps était arrêté et que je mourrais quelqu’un est venu et ma ressusciter. Seulement, tout ça est impossible ! Alors qu’est ce qu’il se passe ! Je veux savoir la vérité ! Je veux savoir pourquoi est-ce qu’on m’a tué ? Ce pieu me disait que je n’aurais jamais du exister. Je suis née d’un acte interdit… que je ne suis qu’une chimère….  Déclara-t-elle en se tenant la poitrine, là où elle avait été transpercée. 
-          Les garçons vous pouvez nous laisser toutes les deux s’il vous plait demanda la mère d’une voix triste.
-          Viens avec moi petite tête, maman à besoin de parler avec ta sœur. Déclara le plus âgé en prenant le jeune homme dans ses bras.
-          Pourquoi elle a dit qu’elle était morte Crystal ? demanda le petit frère en jouant avec les cheveux de son frère. 
-          Viens avec moi ma chérie. Mais elle s’arrêta dans son élan quand cette dernière lui tendit le collier.
-          Je suis désolée je ne voulais pas modifier les écriteaux que grand pères avait écrit pour toi …  
La jeune femme rit doucement en prenant le collier et se mit derrière sa fille pour le lui mettre.
-          Tu n’as pas à t’excuser ma chérie. Ces écrits changent en fonction du possesseur de la robe. Et, elle te revient de droit. Va t’installer dans la verrière il faut que je t’explique quelque chose. Je vais préparer un thé.
Nora partit en direction de la cuisine préparer une théière. En vérité c’était une excuse, elle ne voulait pas affronter le regard de sa fille. Lui raconté la vérité pourrait la brisé, savoir qu’elle est né d’un inceste entre cousin pourrait vraiment la perturbée. Elle avait peur, vraiment. Se rappeler de ce jour la pétrifia sur place. 
Il lui avait dit des gentillesses et l’avait réconforté quand elle avait apprit que son éditeur refusait de publier ses écrits en trouvant que c’était un travail qui ne méritait aucune attention. Oui, il avait été plus que gentil. Mais il avait profité de sa faiblesse. En vérité, il l’avait toujours désiré. Oui toujours et ce soir là, il a été jusqu’à la violé et lui donner un enfant. Elle s’en était voulu d’avoir été aussi faible et d’avoir enfanté. Elle l’avait rejeté au début, l’avait laissé à ses parents en leur disant qu’elle n’en voulait pas. La jeune fille avait été caché à la famille Nightingale et avait été élevé jusqu’à ses six ans dans la maison secondaire par ses grands-parents et les serviteurs qui s’occupaient de l’éducation de la petite. Mais enfin de compte, la jeune mère n’arrivait pas à en vouloir a la jeune fille, en vérité, elle s’en voulait à elle-même. Alors, elle est venue à la maison principale de ses parents. 
-          Père, j’aimerais vous parlez de Crystal… annonça-t-elle en s’asseyant sur le canapé en face de ses parents. 
-          Si tu veux savoir comment elle va, elle va bien et est actuellement éduquée par un précepteur. La seule chose qu’elle réclame c’est de voir sa mère et son père. On lui a dit qu’ils étaient en voyage. Et, à cause de se mensonges elle a toujours un regard triste. Elle joue dans la forêt seule, et attend qu’on vienne la chercher. Que tu viennes la chercher. Enonça sa mère en regardant par de là la fenêtre. 
-          Je voulais vous demander si je pouvais la reprendre avec moi. J’en ai parlé avec Lauwrence, et on a décidé de l’élever comme ci elle était de nous deux. 
-          Et tu crois qu’après six ans elle va accepter de partir avec toi ? demanda son père en élevant la voix.
-          Chéri, je pense que c’est à la petite de le décider. Elle doit être encore entrain d’attendre dans la forêt. Si tu ne la trouves pas avant le crépuscule, le jeu sera fini et elle restera avec nous. Mais si tu la trouves le jeu continuera. Seulement tu le sais mieux que quiconque, c’est une enfant née d’un pécher. Et tu sais que dans notre famille qui est très spécial cette enfant est une chimère. 
-          Je suis une sorcière créatrice … et de ma plume je créerais une agréable histoire pour cette enfant, à compter du jour de ses pouvoirs. Le jour de la nouvelle année pour nous.
-          Le jour d’halloween… Donc, tu n’as pas oublié, je suis plutôt heureux. Mais comme la dit ta mère, c’est un jeu que tu dois gagner sinon tu connais la sentence. 
-          Les inquisiteurs feront en sorte de la tuer avant que ses pouvoirs ne seront à maturité. Et on ne connait pas encore sa nature… 
-          Je sais.
La jeune femme se leva en remerciant ses parents et partit précipitamment pour la maison secondaire. La voiture l’arrêta devant une forêt. La jeune femme sortit et commença la partie de jeu. Un jeu qu’elle voulait gagner. Un jeu qu’elle voulait jouer pour sa fille. Elle la chercha pendant des heurs, elle avait peur de pas réussir et ses quand elle remarqua le ciel crépusculaire qu’elle lâcha une larme. 
-          Enfin de compte, je ne suis pas une bonne mère. Incapable d’élever une enfant qui n’a rien demandée à personne. L’abandonner, la laissant seul sans la chaleur d’une main protectrice. Pardon… je suis vraiment désolée Crystal. 
Une douce voix s’éleva dans l’air de la forêt. Les oiseaux s’envolaient et les paillions s’amusaient, virevoltaient. Les cigales avaient cessés leurs chants pour laisser place à la petite voix triste. 
-          Il n’est pas trop tard, annonça une voix masqué par une brume argenté. 
-          Tu es le protecteur de la famille Nightingale, Gerald, l’oiseau Vermillion, n’est ce pas ? 
-          C’est moi qui est élevé ta fille en attendant que tu viennes la chercher. Je savais que tu n’étais pas une mère ingrate. Elle est adorable et vraiment talentueuse. Seulement, je veux une chose, Nora. Je veux qu’elle m’appartienne quand elle aura atteint l’âge adulte. Je ne te laisse pas le choix.  Fit-il en disparaissant dans l’épaisse brume. 
La jeune femme n’avait rien répondu elle savait que quand il voulait quelque chose il l’obtenait toujours. Elle s’approcha un peu plus de la jeune fille et la regarda. Cette dernière sentit la présence de la femme, et se retourna vers elle. Ses cheveux noirs attaché en une longue queue de cheval. 
-          Qui êtes-vous ? demanda la jeune fille de sa petite voix fluette.
-          Je suis revenu de mon long voyage, Crystal. 
La jeune fille fut surprise et laissa couler d’innombrables larmes avant de s’élancer vers sa mère. 
*
Le sifflement de la théière ramena la jeune femme perdue dans ses songes à la réalité. D’un pas décidé elle prit deux tasses ainsi que la théière et apporta le tout jusqu’à la verrière où sa file l’attendait. Assise près des carreaux, dans un des deux canapés, elle contemplait les roses qui entouraient les vitres. 
Nora posa les tasses sur la table basse et servit un thé noir à sa fille. Son regard était fuyant, évitant toute confrontation directe. Tandis que sa fille avait un regard sévère, et n’attendait qu’une chose que sa mère lui parle. 
La jeune mère tenait son muge chaud dans ses mains et jouait avec le rebord de celui-ci elle remonta son visage pâle croisant le regard de sa fille et de sa main libre elle repoussa une mèche noires de ses yeux bleus. 
-          Le thé est bon ? demanda la jeune femme pour entrainer une discutions.
-          oui … Mais ce que je veux ce n’est pas du thé, maman. 
La jeune mère reposa son muge sur la table en face d’elle et souffla longuement comme pour évacué tout le stresse. 
-          Tu t’appelles Crystal Nightingale, tu as seize ans. Tu es membre de la famille depuis toujours. Une famille assez particulière. fit-elle dans un sourire. Les femmes sont des sorcières, chacune ayant un pouvoir assez différent des autres. Ta grand-mère est pareille. Nous ne représentons pas le mal ou le bien. En vérité nous sommes ceux qui font en sorte que l’équilibre des mondes soit respecté. 
-          Et les garçons ? Enfin, Ethan et Elia ? Eux aussi ils ont des pouvoirs ? demanda-t-elle en regardant sa tasse de thé. 
-          Chérie, de quelle origine sommes nous ? 
-          Irlandaise…
-          Oui, et quel était le peuple présent il y a des millénaires ?
-          Les celtes… 
-          Exactement. Notre religion est celtique. Nous avons nos Dieux, Tuatha Dé Danann. Les garçons sont la plus part du temps des druides. Des hommes remplis d’une forte sagesse. Tandis que les femmes sont celle qui maintienne le monde sur un équilibre. Depuis trois jours, comme tu as du le remarquer, ton frère et moi-même avons appelé des membres de la famille pour le bal de ce soir. 
La jeune fille hocha la tête en signe d’approbation et plongea son regard sur les roses. Sa mère reprit d’une voix plus assurée :
-          Aujourd’hui il s’agit de notre nouvelle année, et tu es à l’honneur étant la seule âgée de seize ans dans la période de transition en la période clair et la période sombre. La période printemps été se finissait hier et demain commencera la période automne hivers. Et c’est également à ce moment là, que les jeunes filles obtiennent leurs pouvoirs, enfin qu’ils commencent à se manifester.
-          Pourquoi ils m’ont tué alors, si c’est un acte anodin dans notre famille, d’avoir des pouvoirs… demanda la jeune fille d’un regard triste. Je veux savoir la vérité, maman…
-          Il y a des choses plus importantes que la vérité Crystal. Parfois, la vérité peut briser quelqu’un. Attends ce soir, et si, tu souhaites toujours connaitre la vérité alors, la jeune femme marqua une courte pose en se pinçant les lèvres, alors tu n’auras qu’à ouvrir la boite de pandore… 
-          Mais ils vont vouloir me tuer encore ! s’exclama-t-elle. Je ne veux pas mourir encore une fois. Ca faisait si mal. Tout était bizarre. Le temps était arrêté et des lignes noires se dessinaient partout sur le sol … j’avais vraiment peur.
-          Je te l’ai dit, Crystal, dans l'histoire que j'écris, tu peux voler librement, afin que jamais ton éclat ne se ternisseMon statut de sorcière est Créatrice et je peux créer une histoire dans laquelle tu es heureuse et c’est ce que je suis entrain de faire. C’est un jeu dans lequel tu es ce que je protège car tu es ce qui met précieux. Les inquisiteurs ne viendront pas dans cette histoire, je t’en fais la promesse. Lui dit-elle en la prenant dans ses bras, la berçant doucement. Ton cavalier de ce soir s’appelle comment ? lui demanda-t-elle dans un petit sourire. 
-          Evan Flaningan, il est dans mon lycée.
-          Oh ? vraiment, et c’est un possible petit ami ? 
-          Maman ! s’exclama la jeune fille en se mordant la lèvre. 
-          Tant qu’il s’agit d’un bon cavalier ça me va, surtout que tu ouvres le bal ce soir. Viens avec moi on va faire quelque chose pour ta crinière. Pauvres petit cheveux qui sont si beau. 
-          Avec tout ce qui m’est arrivé je n’ai pas ut le temps de me laver. 
La jeune mère lui sourit et lui demanda d’aller prendre sa douche afin qu’elle s’occupe de son apparence pour le bal. La jeune fille opina et quelques minutes après elle apparut dans l’encadrement de la porte du bureau dans laquelle sa mère écrivait son histoire. Elle lui sourit et l’entraina dans sa chambre. Une chambre plus tôt spacieuse et baignée de lumière. Un des murs de la pièce était remplit d’une étagère de livres. Un lit double d’une couleur turquoise occupait le centre de la pièce et une coiffeuse près de la fenêtre offrait différents maquillages et un miroir.
Elle les sécha puis entreprit de les brosser tout en réfléchissant quel genre de coiffure lui irait le mieux. Enfin de compte elle laissa ses cheveux détaché et légèrement ondulé. Pour elle, elle était magnifique au naturel. Elle n’avait aucunement besoin de tous ses artifices qu’une femme d’une trentaine d’année avait besoin pour masquer les marques le temps avait laissés sur sa peau.
Vers seize heures, une voiture stationna devant chez les Nightingale, la mère fit entrer le cavalier de sa fille dans le hall mais son cœur rata un battement quand elle le reconnu. Oui, il était beau, de grands yeux bleus glacés et des cheveux marron foncés tombant dans son coup. Un visage au trait soutenu et un corps qui semblait musclés sous sa chemise bordeaux qui contrastait avec son costume blanc et sa cravate noire.
La jeune femme le retint d’un pas de plus en le tenant au poignet.
-          Elle n’est pas encore majeure, lui dit-elle sur un ton sévère. 
-          Moi aussi je suis ravi de vous revoir, Nora. 
-          Tu n’es pas prévu dans l’histoire que j’écris. 
-          Je sais mais elle est une part de moi. Ce que tu ne sais pas c’est qu’elle a fait une promesse quand elle vivait dans la maison secondaire. Celle qu’un jour nous seront heureux ensemble. Et depuis ce temps je veille sur elle. 
-          C’est une sorcière des miracles ? lui demanda-t-elle surprise.
-          Non, c’est une sorcière de l’éternel. lui affirma-il d’une voix triste en avançant vers sa cavalière. Êtes-vous prête Milady ? demanda-t-il en baisant sa main. 
La jeune fille rougit et hocha simplement la tête. Elle passa son bras dans celui de son cavalier et salua sa mère en lui disant qu’elle partait la première. Cette dernière lui embrassa le front et lui murmura : Ce sera mon ultime sortilège.  
La porte se referma doucement derrière elle et la voiture du jeune homme repartit. 
La jeune mère retourna dans sa chambre et enfila sa robe de bal bleu foncé ressemblant fortement à celle de sa fille. Elle s’arrêta sur le seuil de sa porte et jeta un dernier coup d’œil sur sa chambre. Son regard s’arrêta sur un livre dorée. La boite de pandore. Elle se posa devant l’étagère et le prit dans ses mains. Enfin de compte elle allait le prendre avec elle. 
-          Maman, la voiture est arrivé, oncle Flynn est arrivé. S’écria le petit dernier de la famille.
-          Calme-toi Elia, annonça son frère qui le cherchait, viens la il faut mettre ton manteau.  
La jeune femme se pencha sur son jeune fils et le prit dans ses bras. 
-          Maman, tu ne te sens pas bien ?
-          On  peut y aller maintenant mon cœur. Lui dit-elle en souriant. Tu es prêt Ethan ? C’est un grand jour pour ta sœur. 
Le jeune homme la regarda un peut surpris mais hocha la tête, et les trois partir en direction de la voiture de leur oncle. 
Il leur fallu une bonne heure avant d’arrivé à Southend on sea qui se trouvait à l’Est de Londres. La voiture s’arrêta dans une allée magnifique bordées de fleures toutes aussi colorés les unes que les autres. 
Crystal se rappelait très bien de cet endroit, c’était ici ou elle avait habité pendant plus de six ans mais elle n’avait que des brides de souvenir. La forêt silencieuse dans laquelle elle aimait se perdre et attendre qu’on la trouve. Les fleures dont elle avait prit soins avec les serviteurs de la maison. Oui, elle se souvenait de ce lieu. 
Son cavalier l’entraina à l’intérieur de la salle de réception ou tous les invités attendaient l’heureuse élues. Beaucoup était surpris de la beauté de la jeune fille, d’autre la jalousait mais ne pouvait détacher leur regard du couple qui s’avançait. Les invités les applaudirent et sa grand-mère se leva de sa chaise pour faire un discours de célébration.  Un discours qui fit monter les larmes aux yeux de chacun. 
-          Il ne me reste plus beaucoup de temps sur cette Terre, malheureusement mais je suis heureuse d’avoir pu célébrée cette dernière magnifique sorcière et cette nouvelle année.  Bientôt je rejoindrais mon adorable mari et père de mes merveilleux enfants. Bientôt, Dana m’accueillera et me permettra de veiller sur vous jusqu’à ce que votre heure viennes. Je vivrais à travers chacun de vous. Leur annonça-t-elle en posant ses deux mains croisées sur le cœur. Et chacun des invités fit le même geste, gratitude et respect envers chacun de leur famille, la vieille femme reprit, mais ce soir n’est pas l’endroit pour nous lamenté sur mon sors, non ce soir est un moment de joie alors c’est pour ça que je vais faire en sorte que ma magie des miracles ne fasse qu’embellir notre nuit. La nuit de Samain,  marque l’apparition de la porte de l’autre monde et la période sombre. Mais aussi, la nouvelle année. Alors passons de merveilleuses fêtes de fin d’années. Annonça-telle en riant. Si le couple à l’honneur veut bien entamer le bal.
Les deux jeunes se mirent au centre de la pièce, et lorsque les violons commencèrent leur douce mélodie, le couple entama une danse élégante et agréable à regarder. Les différents couples dans la salle les rejoignirent et dans une douce atmosphère les jalousies se dissipèrent et laissèrent place à l’amusement. 
Crystal n’avait jamais vu toute sa famille d’un coup, elle les avait vu par fragment. Mais leur gentillesse était la même. De ses oncles et tante elle avait été comblé de cadeau et de compliments tous aussi sincères que leur sentiment. Elle comprenait enfin, que la chose la plus importante que la vérité, c’était l’amour véritable que sa famille lui portait. Maintenant, la vérité sur sa naissance l’importait peu, ce qu’elle voulait plus que tout, à présent, c’était d’être heureuse avec sa famille. Oui, c’était ça qu’elle souhaitait : être heureuse. 
-          Ethan, ou est maman ? je dois lui dire que j’ai enfin comprit ce qu’elle voulait me dire. 
-          Elle était là il y a quelque seconde. Elle a du sortir prendre l’air. 
-          Dit grand-frère, un jour je vais pouvoir me marié avec Mary ? 
-          Impossible Elia c’est ta cousine, fit-il en riant. 
-          Mais ce que tu peux faire Elia, continua Crystal, c’est d’être la personne qui sera toujours la pour l’aider. 
La jeune brune leur sourit et sortit de la pièce à la recherche de sa mère. Elle marcha longuement dans la forêt qu’elle connaissait bien et la trouva à l’endroit ou elle s’était vu pour la première fois. Elle s’assit près d’elle et pausa sa tête sur sa poitrine. 
-          Tu sens si bon, maman.
-          Tu ne veux pas savoir la vérité.
-          Non, j’ai compris ce qui était plus importe qu’elle : le fait d’être aimer par les personne qui m’entour, c’est ça qui est primordial.
-          Alors, enfin, ce livre peut reposer en paix. Déclara-t-elle en le détruisant d’une brume argentée. 
Crystal n’avait pas lâché le livre du regard. Elle était heureuse et un peut triste de ne pas connaitre pourquoi on l’avait cachée quand elle était enfant.
-          Dis maman, pendant les vacances de noël on pourra aller en Italie voir papa ? Par ce que ce n’est pas qu’il me manque mais j’ai envie d’aller skier et de prendre l’avion et en plus il avait dit qu’il m’achèterait un nouveau téléphone portable. Déclara-t-elle en riant sous la moue que faisait sa mère.
-          Je n’ai pas envie de voir sa nouvelle femme.
-          On le fera divorcer, après tout on a des pouvoirs non.
Les deux jeunes femmes rirent de bon cœur. 
-          L’année prochaine je vais passer en dernière année de lycée, j’ai hâte de voir ce que ça va donner. Dit-elle en regardant le ciel nocturne.
-          Crystal Nightingale vous êtes en état d’arrestation, le tribunal des inquisiteurs vous as déjà jugé mais il s’emblerait que vous ayez survécu. C’est pour ça que la cour suprême des inquisiteurs va vous juger pour votre crime. 
C’était précisément ce qu’elle redoutait, ils étaient revenus et plus nombreux. Tous avaient une cape qui cachait de leur visage et deux des hommes avaient un pieu. 
Elle avait peur et repensa à ce matin quand elle était morte. Elle ne voulait pas que tout ça se reproduise, non elle voulait que tout se passe normalement. 
Son cœur battait rapidement  et ses yeux la piquaient. 
Mais n’oublies pas Petit-Oiseau qui n’a plus qu’une aile, tu n’es pas ordinaire, laisse le prendre le contrôle.

Qui était-il. Qu’est ce qu’elle devait laisser prendre le contrôle.  Elle avait tellement de questions sans réponses et très peut de tend.
Un des deux hommes qui avait un pieux murmura qu’elle que chose et le lança en direction de la jeune fille mais sa mère la protégea et prit pour elle le pieu en plein cœur. Sur son visage était peint un magnifique sourire baigné de larmes. 
Crystal, sans vraiment se rendre compte de ce quelle faisait créa un dragon qui vient entraver le passage des hommes la jeune fille murmura : 
-          Dans l'illusion que tu couvais et où j'ai pu connaître l'amour. Mon souhait est que hier soit comme demain. Que tout soit inchangé. 
Le dragon noir se dissipa dans une poussière d’étoile et laissa place à un sceptre qui faisait presque la même taille que la jeune fille. Le manche était modeler de deux dragons enrouler autour du manche tandis qu’au bout un losange possédant deux ailes en son centre et deux lunes de chaque côté de celui-ci régnait au-dessus d’une pierre scintillante.
-          Ton ultime sortilège maman, c’est moi qui vais l’exaucer.
-          Toute ta famille est morte pour le pêcher de t’avoir gardé en vie. Nous, les inquisiteurs avons de plus grands pouvoirs que de simple sorcières ou simple druide ou encore que de simple humains. Nous les avons tué et leur corps on été brûler. Les mémoires des personnes qui connaissait les Nightingale on été effacer. Vous n’avez jamais existé. Et tu es la dernière a tué.
-          Evan, non, Gerald, j’ai peur de ne pas pouvoir tenir ma promesse. N’aie pas peur, tu n’es pas seule ma mère t’aime beaucoup je le sais. 
-          J’attendrais la fin de ton périple. Mais reviens-moi un jour, sorcière de l’éternel. 
-          Peut-être que durant une nuit d’Halloween je reviendrais dans cette maison et dirais a ma famille : je suis rentrée. Et la ils viendront vers moi et me dirons que je leur ai manqué. 
-          Et ainsi le péché de la vie disparut dans un éclat de sang et de pleurs. Murmura l’homme qui possédait le dernier pieu.
L’objet magique qui était lancé en direction de la dernière des Nightingale s’arrêta net et tomba au sol.
-          Il est minuit Crystal, tes pouvoirs son a leur paroxysme. murmurait une voix qui sortait des buissons. 
-          Elatha ? 
-          Etant votre création je me dois de rester avec vous. 
Elle traça de son sceptre un cercle au tour d’elle qui finit par se remplir de lignes noires dessinant un pentacle avec une étoile à sept branches. Une douce lumière bleue envahit la propriété des Nightingale : 
-          Et ainsi, la porte de la terre de Dana s’est ouverte. Moi, Crystal Nightingale, sorcière de l'éternel, demande que ces âmes partit trop tôt reviennent à cette dimension.
Elle ne voulait tuer personne pas même ceux qui avait tenté de la tué. Elle n’avait pas le contrôle de son corps ni même de ses paroles. Tout ce qu’elle savait c’est qu’elle sentait une chaleur au fond d’elle. Comme ci sa mère la protégeait. Comme ci c’était elle qui contrôlait son corps et qui l’empêchait de sombré au fond d’un gouffre. Et c’est à ce moment là qu’elle comprit les paroles de sa mère, peut avant son départ pour le bal : Ce sera mon ultime sortilège. Elle laissa couler une larme puis une autre et alors une douce voix résonna dans son cœur. 
-          N’est pas peur,  ma chérie, je suis heureuse maintenant. 
Le vent se leva doucement et en claquant le manche de son sceptre contre le cercle magique sous ses pieds, une porte des dimensions apparut. Le vent qui se leva un peu plus fort poussa les inquisiteurs vers la porte.
-          Vous ne pouvez plus rien, les pouvoirs de la sorcière de l’éternel son arrivé à maturité. Baisser vos armes et partez.
Tout le monde connait la triste vie de la sorcière de l’éternel, celui d’observateur des dimensions bien qu’elle possédait d’innombrables pouvoirs, Elle ne peut pas mourir et garde son apparence de jeune fille de seize ans pour l’éternité. La seule chose qu’elle peut faire est de veiller sur les générations de sorcière que sa famille enfante. Elle peut donner naissance et vivre une vie mais ses enfants eux peuvent vieillir ou bien devenir comme elle : une sorcière de l’éternel et c’est à ce moment là qu’elle perd son pouvoir et peut enfin rejoindre les siens sur la Terre de Dana. Mais ce type de sorcière est des plus rares, et depuis le commencement de la religion celte il n’y en a ut que trois. Et la précédente, avant Crystal Nightingale était décédée en donnant à Gerald l’essence même de sa vie à fin que la nouvelle sorcière de l’éternel prenne son rôle d’observateur. 
Les inquisiteurs disparut les uns après les autres et la porte se referma. Et alors qu’elle sentait qu’elle reprenait petit à petit le contrôle de son corps son regard se posa sur le corps sans vie de sa mère. Elle pleurait, oui encore, par ce qu’elle savait qu’elle ne pouvait plus rien y faire. 
Beaucoup de membre de la famille s’était précipité vers le halo de lumière pour savoir ce qu’il se passait et c’est à ce moment là qu’un homme se mit à crier et pleurer le nom de sa mère. 
Mais il était trop tard maintenant, sa mère était morte et elle ne pouvait plus rien faire. Plus personne ne pouvait faire quoi que ce soit. 
Une main chaleureuse vient se poser sur son épaule et une tête brune le visage triste vient se poser sur son épaule. 
Tu n’es pas ordinaire
Ce morceau de phrase ut l’effet d’un boomerang. Son cœur battait fort dans sa poitrine, ses yeux devenait d’un rouge incandescent et un tatouage vint se dessiné au creux de son coup ; le symbole de l’infini, un huit renversé. Pour la dernière fois, elle le laissa prendre le contrôle. La brune se leva en embrassant le front de son petit frère. Puis, comme poussé par quelqu’un elle s’approcha de sa mère, posa sa main sur son cœur et posa ses lèvres sur son  front. 
-          Tout est fini maintenant, n’aies pas peur il faut que tu sortes de ta bulle et t’expose au soleil. Tes enfants t’attendent, maman. 

Une larme roula sur sa joue et vient s’écraser sur celle de sa mère. La voulu se relever mais deux mains vinrent s’enrouler autour de son coup l’empêchant de partir.
-          J’ai entendu tes paroles ma chérie. Répondit sa mère d’une douce voix.
-          Maman, pleura la jeune fille.
Ses yeux avaient repris leur couleur gris foncés.
-          Je veux retourner à l’école demain. Je veux aller faire du shopping. Je ne veux plus jouer à la sorcière. Je veux que tout redevienne normal. Je ne veux plus que tu partes loin de moi. En plus le médecin, hier, à dit qu’il fallait éviter de me surmener. énonça-t-elle dans des sanglots étouffés. 
-          Pardon, Crystal.
La jeune fille n’avait de cesse de pleurer et de serrer aussi fort qu’elle le pouvait sa mère. La femme remarqua alors l’homme qui était près d’elle : Edgar, le père biologique de Crystal. La mère détourna le regard ne voulant pas lui faire face. L’homme aux yeux d’un gris clair et aux cheveux bruns se releva et d’une voix cassé mais en souriant.
-          Je suis heureux que ta fille est pu te sauvé. Lui dit-il en souriant. J’espère qu’un jour, tu pourras me pardonner pour tout.
L’homme partit en jetant un dernier regard à la femme qu’il avait toujours aimé. Peut-être que les deux cousins-cousines trouveront un jour un moyens de s’entendre. Mais pour le moment l’histoire ne  dit pas comment tout ça se finit mais la chose dont la conteuse est sur : c’est qu’enfin de compte, la famille Nightingale à finit l’année dans la tristesse mais la nouvelle année a été marquée part un magnifique recommencement. La sorcière née ce changement de saisons et de ce changement d’année  à pu réussir à trouvé la chose la plus importante que la vérité : l’amour. 
 
 
Je ne cesserai de prononcer ton nom
Pour toujours redonner vie à ton souhait.
De cette façon, tu ne me seras jamais
Arrachée par les ténèbres de l'oubli.
[Shikata Akiko - Ricordando il Passato]

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MessageSujet: One-shot de Yuna-Yusei/Ukyo&Cie   Dim 10 Nov - 21:26

One-shot de Yuna-Yusei/Ukyo&Cie : Little Cute Witch



Cali n’avait pas envie de se levée. La nuit dernière, elle avait fait un mauvais rêve et espérait que ce n’était qu’un simple rêve. Et pour cause : c’était un rêve effrayant. Elle en faisait toujours des semblables la veille et la nuit d’Halloween. Soudain, elle se tourna sur le côté et attrapa son portable pile-poil lorsqu’il se mit à vibrer. Elle devinait toujours quand son portable allait vibrer, comme un sixième sens. Elle regarda son écran : c’était Sidonie, sa meilleure amie, qui lui demandait ce qu’elle pensait de leur repérage de la veille au cimetière. La jeune fille écarquilla les yeux d’horreur : ce n’était donc pas un rêve ! Elle n’avait pas rêvée : c’était la réalité.

    Ayant besoin de se rassurée, elle se roula en boule sous sa couette et attendit que l’angoisse qui l’assaillait s’estompe. Quelques minutes après, elle répondit :
 
Cali : Je ne sais pas... Cela semblait si irréel Tu es sûre que nous navons pas rêvées ?
Sidonie : Bien sûr que non ! Cétait flippant tu ne trouves pas ?
Cali : Non, non. On est juste partis en courant comme des voleurs avec des fantômes aux trousses... Bien sûr que cétait flippant !
Sidonie : Mais comment cela se fait que tu les voyais et pas nous ? On a juste vus la silhouette derrière la chapelle... 
Cali : Je ne me lexplique pas... je pense que cest la première fois que jen vois...
Sidonie : Bah en tous cas, je compte sur toi aujourdhui ! Noublies pas que ce soir, cest le grand jour... ^^ !
Cali : Bien sûr n.n ! Je vais demandée à ma mère et à ma grand-mère de maider. Elles sont très douées pour ça, crois-moi !
Sidonie : Ok ! Alors cest réglé ! A ce soir xP !
Cali : Ouais, à ce soir !
 
    Et elle resta allongée sur le dos un moment. Elle regarda l’heure : 08h10. Il était encore tôt. Elle avait largement le temps de piquée un petit somme avant de se levée pour de bon. Alors Cali ferma les yeux et elle s’endormit. Sous ses paupières closes défilait encore et encore la soirée qu’elle avait passée la veille avec ses amies et qui avait virée au cauchemar…
 
*    *
*
 
    C’était en début de soirée. Cali et Sidonie avaient données rendez-vous à leurs amis, Georges, Delphine et Florian. Tous les cinq s’étaient donnés pour mission de repérer le cimetière afin d’organiser la soirée d’Halloween. Il était prévu d’organiser une chasse aux fantômes et autres monstres au milieu des tombes pour faire plus vrai. Ensuite, ils auraient été goûtés ensemble chez Cali dont la spécialité de sa mère était la décoration de la maison et l’originalité de ses plats.

    Cette nuit-ci était la veille d’Halloween et ils devaient simplement regarder dans le cimetière de leur commune les bons endroits pour faire une farce à leurs camarades de classe. Car cette année, Halloween se ferait avec toute leur classe de vingt-cinq élèves de première du lycée de la commune. Ils avaient programmés cette soirée depuis tellement longtemps que cela paraissait irréel de le faire pour de bon. Mais Cali était déterminée. Alors, ils entrèrent par le vieux portail du cimetière qui grinçait, comme d’habitude.

    Georges, le comique de la bande, prit une voix lugubre digne du comte Dracula en personne et dit :

    - Mesdames et Messieurs, vous vous apprêtez à entrés dans le tristement célèbre cimetière de ce village paumé dans la cambrouse. Autant vous prévenir : il y a des risques qu’il y est des morts…

    Tous éclatèrent de rires et empruntèrent le petit sentier qui serpentait entre les tombes. Il n’était pas dix-neuf heures mais la nuit tombait déjà. Bientôt, les adolescents durent fermer leurs manteaux tellement il faisait froid. Inconsciemment, ils se resserrèrent les uns aux autres pour former un groupe compact. Bizarrement, le cimetière était encore plus lugubre qu’à l’accoutumée. La petite bande y était pourtant déjà venue plusieurs fois de nuit ! Cali qui connaissait bien les lieux pour rendre visite à son père, mort d’un cancer deux ans auparavant, prit les devants et dirigea ses amis vers la tombe de son père. Elle ne pouvait pas s’en empêchée : à chaque fois qu’elle passait à côté du cimetière ou qu’elle y allait, la première chose qu’elle faisait était de se recueillir sur la tombe de son père.

    Une fois qu’elle lui eu dit « bonjour » (hé oui, c’est bizarre de dire bonjour à une tombe mais tous le monde le fait non ?), elle essuya ses yeux pleins de larmes et se tourna vers Sidonie, Georges, Delphine et Florian :

    - Bon, les amis, faut qu’on s’y met sérieusement ! On va former deux groupes, d’accord ? Qui est avec qui ?
    - Je propose un gars, une fille ou alors les deux gars d’un côté et les filles de l’autre, déclara Florian.
    - Bonne idée ! fit Delphine. Alors Sidonie, Cali et moi on prend l’est du cimetière et toi et Georges l’ouest.

    Cali glissa un regard reconnaissant à son amie. Cette dernière avait prit en compte que le père de Cali avait été enterré du côté Est du cimetière. Delphine lui répondit par un petit sourire. Les groupes ainsi formés se séparèrent et les filles commentaient les différents endroits qu’elles voyaient :

    - Regardez là ! Cela pourrait être parfait pour cacher un pendu non ?
    - Et pourquoi pas un croque-mitaine ?
    - Oh, et là ce serait parfait pour un faux cercueil avec l’un de nous déguisé en vampire !
    - Et cette petite cache peut nous servir à cachée les statues en terre cuite sur mesure que tes parents nous ont aidés à faire Delphine !

    Pendant encore dix bonnes minutes les trois amies commentèrent ainsi les cachettes avant de revenir à leur point de départ : elles avaient fait le tour de leur parcelle. Elles n’avaient plus qu’à attendre les garçons et à repartir chez eux. Soudain, Cali cru voir deux paires d’yeux dans les buissons avoisinants, une paire jaune et une autre rouge. Mais à la seconde où elle tourna  la tête, il n’y avait plus rien. Elle fronça les sourcils. Décidément, elle était très fatiguée ! La jeune fille se fit la promesse d’allée se couchée dès qu’elle serait rentrée chez elle.

    Des hurlements se firent entendre, glaçant le sang des trois amies. Elles se regardèrent : cela ne pouvait être que Georges et Florian ! Ils devaient avoir des problèmes… à moins qu’ils ne leur fassent une blague. Ne sachant pas quoi faire, elles restèrent plantées là quand elles entendirent d’autres cris qui se rapprochaient. Puis, à cent mètres d’elles, les deux garçons leur hurlèrent :

    - COUREZ ! IL Y A UN VAMPIRE ICI !

    Alors, Cali, Delphine et Sidonie se mirent à courir jusqu’à la sortie. Très vite, le vieux portail apparut devant eux… fermé ! Cali se jeta dessus, espérant qu’il s’ouvre mais rien n’y fit. Il ne bougeait pas d’un pouce. Mut par un sixième sens, la jeune fille se retourna et se baissa en hurlant : une silhouette se jeta sur elle et la loupa de quelques centimètres. Tremblante, elle bouscula la silhouette.

    - DEMI-TOUR ! hurla-t-elle et elle se redirigea vers le fond du cimetière.

    Mais très vite, la jeune fille stoppa net. Devant elle se tenait des spectres. Translucides, ils étaient cependant bel et bien visibles. Un fantôme en particulier retenait son attention : celui d’un fantôme d’une trentaine d’années, cheveux bruns et yeux noisette. Malgré leur translucidité, les morts étaient colorés. On pouvait dire de quels couleurs étaient leurs vêtements au moment de leur mort ainsi que leur couleur de cheveux. Et ce fantôme n’était pas n’importe quel fantôme :

    - Papa ? murmura Cali, choquée de cette apparition.
    - … Cali, qu’est-ce que tu fous à causée dans le vide ? Avance ! hurla Georges.
    - Mais… balbutia-t-elle, vous ne les voyez pas ?
    - Mais de quoi tu parles ? Tu es folle, on va se faire tuer ! cria Delphine.
    - M’enfin, je ne peux pas : je vais les traversée si j’avance ! Et puis, il y a Papa devant moi qui…

    Elle n’eut pas le temps d’en dire plus que Florian lui prit la main et la tira en avant. Affolée à l’idée de traversée cette masse de fantômes, elle hurla et ferma ses paupières. Elle sentit une vague de froid l’envahir et ne rouvrit les yeux qu’une fois que ses amis l’eut amenée à la sortie secondaire du cimetière. Puis, la silhouette ayant disparue, ils décidèrent qu’ils étaient tous fatigués et victime d’une vision (surtout Cali), ils se séparèrent et rentrèrent chez eux dormir.
 
*    *
*
 
    Cali se réveilla deux heures plus tard avec la sensation qu’elle était lourde. Elle ouvrit les yeux et découvrit, allongé sur elle, un beau garçon aux cheveux châtains clairs. Il avait un visage fin et était torse nu. Torse assez musclé d’ailleurs. La jeune fille n’osait plus bougée. Mais ce n’était pas possible : elle était encore en train de dormir, cela ne pouvait être que ça ! mais non. Elle essaya de bougée mais à peine avait-elle fait un geste que le garçon resserra ses bras autour d’elle et frotta son beau visage sur le ventre de Cali à travers la couverture (elle était en dessous et lui au dessus de la couverture).

    Sans était trop pour la jeune fille qui ne put s’empêchée de poussée un hurlement de frayeur et d’incompréhension :
 
   - AAAAAAAHHHHHHHHHHH !
    - Hum… ? fit le jeune homme, qui n’était apparemment pas du matin et leva sa tête ensommeillée vers Cali.

    Morte de trouille à l’idée de ce que lui voulait le jeune homme (il pouvait aussi bien la violée ! Et puis, comment il avait fait pour entrer dans sa chambre ? Il y a à peine deux heures il n’y était pas et entre-temps sa mère et sa grand-mère avaient du se levées…), la jeune fille le poussa violement et tomba de son lit. Elle tomba lourdement sur le dos en poussa un petit cri de douleur. Aussitôt, un petit animal qu’elle n’avait pas vu jusqu’ici, se frotta contre elle, content de voir sa maîtresse. Malheureusement pour le canidé, celle qu’il avait choisie pour maîtresse n’avait pas l’air de partagée sa joie car elle poussa un nouveau hurlement de terreur, croyant se faire attaquée par une chose inconnue.

    Sans qu’elle ne sache comment, Cali se retrouva à flottée au dessus de son lit à deux mètres du sol. Bon, l’avantage était qu’elle était en sécurité, loin du monstre poilu et du beau jeune homme pervers. L’inconvénient s’était qu’elle ne savait pas comment elle s’était retrouvée à flottée et qu’elle ne savait pas comment descendre. Du coup, elle se mit à hurlée encore plus fort, pensant être victime d’une farce très sophistiquée de ses amis :

    - MERDE ! SI JE CHOPPE CEUX QUI OSENT ME MENER EN BATEAU EN FAISANT DES BLAGUES AVEC AUSSI PEU DE GOÛTS, JE LES ATOMISE !!!

    Voyant l’étrange canidé sous la jeune fille, le garçon fronça les sourcils. Il était pourtant sûr de l’avoir enfermé dans le placard ! Comment avait-il fait pour en sortir ? Lui qui avait escompté parler tranquillement avec sa dulcinée, la maudite bestiole l’avait effrayée et provoquer l’activation de ses pouvoirs ! D’un geste de la main, la « bestiole » se retrouva de nouveau enfermée dans le placard, projeté par une force invisible qui le cogna dans le mur avant de refermer la porte coulissante sur ses gémissements.

    C’est à ce moment là que la porte de la chambre s’ouvrit, laissant apparaître sa mère, suivit de très près par sa grand-mère. En voyant le capharnaüm dans la chambre de sa fille, la jeune femme écarquilla les yeux de surprise et fit comme si rien n’était anormal ou bizarre :

    - M’enfin, qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Cali, veux-tu bien me faire le plaisir de rangée ta chambre ?

    Bouche-bée, sa fille ne lui répondit pas. Elle aurait pensée que sa mère se serait mise à hurlée en voyant sa fille volée à deux mètres du sol et en voyant un parfait inconnu dans le lit de cette dernière. Mais non, sa mère lui demandait juste de rangée sa chambre comme si le jeune homme était invisible à ses yeux et que le fait que sa fille vole soit tout à fait normal… quelque chose ne tournait pas rond, mais alors là, pas rond du tout !

    - Cali, tu pourrais répondre à ta mère tout de même ! en rajouta sa grand-mère.
    - A OUI ET JE FAIS COMMENT POUR RANGER MA CHAMBRE AVEC UN ABRUTI PERVERS DANS MON LIT, UNE AFFREUSE BESTIOLE HYPER AGRESSIVE ET LE FAIT QUE JE NE PEUX PAS DESCENDRE DU PLAFOND ?! explosa-t-elle.

    Sa mère la regarda très calmement et s’avança dans la pièce. Puis, son regard se posa sur le jeune homme, toujours allongé sur le lit, et lui fit un petit sourire :

    - Alors c’est vous le fiancé de Cali ? Excusez-là pour son comportement mais elle ne comprend pas ce qui lui arrive… nous voulions lui faire la surprise mais vous nous avez prisent de cours, fit piteusement la jeune femme.
    - Euh… ce n’est rien, grommela le jeune homme. J’aurais du attendre le soir pour venir me présenté à vous mais je n’ai pas pu m’empêcher de venir avant.
    - Ce qui est très compréhensible, affirma la vielle femme en s’adressant à son tour au jeune homme.

    Soudain, la porte du placard trembla, comme si quelque chose essayait d’en sortir. Intriguée, la mère de Cali l’ouvrit manuellement et une petite boule de poil en sortit. C’était un fennec, un renard du désert. Son pelage était couleur sable et ses yeux dorés prouvaient qu’il était lié à une sorcière. Il fit rapidement le tour de la pièce et ne voyant pas sa jeune maîtresse, se mit à geindre. Où était-elle donc passée ? Maintenant qu’il l’avait trouvé, il ne pouvait plus la quitter : il en aurait le cœur brisé. Après tout, elle était un peu comme sa nouvelle maman !

    A la vue de l’animal, Cali poussa un hoquet de stupeur et d’horreur. Ce n’était pas possible, elle devait rêvée : cela ne pouvait pas être réel. Elle allait surement se réveillée et tout serait redevenue normal : une vie banal avec sa mère, sa grand-mère, ses amis et ses visites à son père. Alors, elle ferma les yeux et se pinça le bras très fort. Elle poussa un petit cri de douleur. Zut, qu’est-ce que cela faisait mal ! La douleur était trop forte pour que cela fasse partie d’un rêve.

    En entendant le cri étouffé de sa fille, Martha (c’était le nom de la mère de Cali), leva les yeux et sembla enfin remarquée que sa fille adorée flottait en suspension à deux mètres du sol. Sa première réaction fut d’écarquillée les yeux et d’entrouvrir sa bouche, surprise. Elle se ressaisit immédiatement et fit :

    - Mais comment tu as fais pour te retrouvée là -haut?
    - Oh, les lutins des bois on décidés que je ferais office de décoration de noël, ironisa Cali. Mais non, je sais pas comment j’ai atterris là ! s’énerva-t-elle.
    - Ma pauvre chérie… attends, je vais te faire descendre ! fit sa mère.
    - Noooon ! Attends, pas temps que la bestiole sera…
 
   FLOP ! on entendit un bruit de bulle qui éclate et la jeune fille atterrit… sur le jeune homme trop surprit pour faire quoi que ce soit !

    - … dans la même pièce, finit-elle dans un murmure.

    Et ce qu’elle craignait arriva : la créature repéra enfin sa maîtresse. Trop heureux de la revoir, le fennec se jeta sur elle à sa plus grande horreur et entreprit de lui léché la figure à grands coups de langue. Voyant que sa promise paniquait, le jeune homme souleva le fennec par la nuque et se mit à grogner comme un dément des méchancetés afin de le faire culpabilisé :

    - Ça suffit stupide boule de poil ! A cause de toi, tous mes efforts vont tomber en poussières et elle va se barrer en courant sans qu’on puisse lui expliquer quoique ce soit ! Mais t’es trop con pour le comprendre, hein la bestiole ?!

    Le fennec se mit à geindre et, surprise, Cali se rendit compte qu’elle commençait à comprendre ce que l’animal voulait dire. Il était triste et voulait juste qu’on s’occupe de lui dans sa nouvelle famille. Elle ne comprenait pas grand-chose d’autres, mais ça lui suffit : elle se leva (non sans difficulté vu que le jeune homme l’empêchait en partie de se levée), et ordonna au jeune homme de reposer la « stupide boule de poil » comme il le disait et fit promettre au fennec de ne pas se jeter sur elle. Une fois ce problème réglé, la jeune fille se tourna vers sa mère et posa ses mains sur ses hanches, tapant du pied sur le sol.

    - Maman, tu peux m’expliquer ? fit-elle sèchement.
    - Je vais tout t’expliquer ma chérie. Mais d’abord, descendons prendre un bon petit déjeuné…

    Une fois tout ce petit monde dans la cuisine, la grand-mère commença à expliquer la situation à Cali pendant que Martha préparait le petit déjeuner de sa fille et de leurs invités. Pendant cinq à dix bonnes minutes, seul les bruits que faisait le micro-onde et des bols ou des verres qui s’entrechoquaient les uns aux autres rompaient le lourd silence de la pièce.

    - Bon, par où commencer ?  se demanda la vielle femme, les mains croisées devant elle en signe de réflexion.
    - Et si tu commençais par le commencement ? ironisa Cali qui sentait qu’elle allait perdre patience.

    Alors, sa grand-mère parla enfin. Elle raconta d’abord sa propre histoire avant de raconter celle de sa fille, Martha. Et au fur et à mesure qu’elle parlait, sa petite-fille se demandait si la pauvre vielle femme ne perdait pas la boule. Mais devant le silence lourd de sens du jeune homme et de sa mère, Cali comprit finalement que les histoires que sa grand-mère lui racontait quand elle était encore enfant et l’histoire qu’elle racontait en ce moment même étaient réelles. Tout ce qu’il y avait de plus réel. Même si c’était dur à croire.

    Tout avait commencé il y a très longtemps. Quand Sabrina – la grand-mère de Cali – était encore une jeune fille. Comme toutes les filles de leur illustre famille, Sabrina était devenue une sorcière à part entière lors du trente-et-un décembre de l’année de ses seize ans.

    Il était de tradition qu’une sorcière épouse un loup-garou ou un vampire avec lequel elle était fiancée à la naissance. Ce n’était pas une chose que les parents décidaient : les petites sorcières naissaient toutes avec un « tatouage » différent qui correspondait à un vampire ou un loup-garou dans le monde. Ce tatouage était unique et unissait une sorcière et son partenaire jusqu’à la mort. C’était toujours au partenaire que revenait la lourde tâche de réunir le couple. C’était une histoire d’instinct. Chaque partenaire avait son propre pouvoir, différent et unique. Et qu’il soit vampire ou loup-garou, il pouvait se transformer en l’animal qui reflète le plus sa personnalité. Les « loups-garous » comme on les appelait, étaient des sortes d’Anges Gardiens du monde. Les vampires, eux, étaient généralement associés aux démons. Pour que l’union entre une sorcière soit parfaite, la nature faisait que si la sorcière avait des tendances « maléfique » ou sournoise, son compagnon devait être un loup-garou. Au contraire, si la sorcière était d’une bonté et d’une générosité sans borne, alors son tatouage correspondait à un vampire.

    Quand aux sorcières, elles possédaient toutes un fidèle animal de compagnie qui les aidaient dans leur apprentissage de la vie de sorcière. Cet animal dépendait de la personnalité de la sorcière (comme la transformation du partenaire dépend de sa personnalité). Pour reconnaître un « familier » comme il était coutume d’appeler l’animal de compagnie d’une sorcière, il fallait regarder ses yeux. S’ils comportaient du jaune, alors c’était un familier. Peut importe la déclinaison du jaune. Mais s’ils avaient une tout autre couleur, alors c’était un animal quelconque.

    - Grand-mère… ? fit Cali, osant enfin posée la question qui lui brûlait les lèvres depuis un moment. Et Papa ? C’était un loup-garou ou un vampire ?
    - Ah, ton père ! fit Sabrina. Pourquoi ne pas poser directement la question à ta mère ? Tient, justement la voilà !

    Et en effet, Martha arrivait avec un solide petit déjeuner… qui flottait dans les airs à sa suite ! Voyant sa fille stupéfaite, la jeune femme esquissa un petit sourire penaud avant de servir tout le monde… magiquement bien entendu. Une fois installée à la droite de sa fille, la jeune mère (les sorcières vivaient beaucoup plus longtemps que les humains en général… à cause de la longévité de leurs compagnons ?), la jeune mère se tourna vers sa fille.

    - Excuse-moi ma puce, mais ton père et moi avions décidés à ta naissance que tu vivrais le plus normalement possible avant que tu ne prennes possession de tes pouvoirs…
    - En parlant de Papa, tu peux m’en dire plus ? lui répondit la jeune sorcière.

    Son « partenaire » qui se sentait invisible depuis que sa future belle-mère lui avait servit un café noir et bouillant, pile comme il les aimait, se plongea dans la contemplation de sa tasse. Décidément, il savait que vu son statut dans la société il lui était extrêmement difficile de s’intégrer, mais si en plus sa promise avait grandit comme une vulgaire humaine sans dons magiques, sa tâche n’allait vraiment pas être facile ! Néanmoins, comme il voulait en apprendre plus sur la jeune fille, il écouta avec attention toute la conversation :

    - Ton père était un vampire… répondit rêveusement Martha. Il était merveilleux. Il m’est apparu au moment où j’avais le plus besoin de lui et entre nous cela à été tout de suite le coup de foudre. Quand tu es née, il était si heureux ! Bien entendue, tu sais à quel point il tenait à toi.
    - S’il tenait autant à moi, il ne serait pas mort aussi futilement, marmonna Cali.
    - Ne redis plus jamais cette abomination ! s’écria sa mère. Il n’est pas mort en se suicidant comme nous l’a dit la police. Il est mort en te protégeant.
    - Comment ça ?
    - Ce jour là, un vampire mal intentionné t’avait suivit et voulait se venger de ton père en te torturant sous ses yeux. Heureusement, ton père est arrivé juste à temps.

    Maintenant que sa mère le lui disait, Cali se souvient de la scène. Elle rentrait effectivement du collège et avait bien vue qu’elle était suivie. Soudain, son père était apparu et avait barré la route à l’étranger. Il lui avait calmement dit de rentrée à la maison et de l’attendre avec sa mère, que l’homme en face d’eux était un ami à lui. Avec sa mère, elle avait attendue, attendue et attendue. Ce n’était que le lendemain matin que la police était venue leur annoncé la mort de leur mari et père.

    Honteuse d’avoir crue que son père n’était qu’un lâche qui s’était donné la mort en se soulant avec un ami à lui, Cali baissa la tête. Elle se promit de s’excuser si elle revoyait le fantôme de son père. Elle repensa à sa drôle de matinée et pensa qu’elle pouvait dire adieu à sa vie de banal lycéenne ! Puis, elle sentit son familier se frotté contre ses jambes et le fit monter sur ses genoux. Maintenant, elle comprenait parfaitement les pensées du petit animal. Il lui envoya des pensées réconfortantes et pour le remercier, le serra contre elle. Un grognement se fit entendre et elle se rappela soudainement de la présence du jeune homme qui devait donc être son partenaire dans la vie.

    Le jeune homme avait des cheveux châtains clairs avec des reflets blonds argentés et de magnifiques yeux pourpres aux reflets d’or. Grand, mince et élancé, il paraissait vif et solide. Il avait également de larges épaules et une carrure solide malgré le fait qu’il soit plutôt mince. Son visage était fin et il était plutôt beau garçon. Il était habillé… en fait non : il était plutôt déshabillé. Torse nu (estes une manie chez les mecs ?), il portait simplement un bas de jogging en toile. Cali put donc voir la belle musculature de son futur compagnon. Ni trop musclé, ni trop peu, ses abdominaux étaient parfaitement sculpter et n’importe qui se serait sentit rassurer par la présence de ce jeune homme beau et fort à l’air intentionné. Mais Cali se méfiait de lui : après tout, ce pervers avait dormit dans son lit ! Bon d’accord : elle avait dormit sous la couette et lui par-dessus. Il n’empêche que ça ne l’excusait pas !

    - Bonjour ! fit le jeune homme, bien décidé à faire connaissance avec son âme sœur. Désolé pour ce matin : cela faisait trois jours et trois nuits que je ne m’étais pas arrêter de courir à travers le pays pour répondre à votre appel et quand je vous ai finalement trouvée, je me suis effondré de fatigue à vos côtés. Excusez la pauvre créature que je suis et qui c’est montrer à vous ce matin dans un état déplorable.

    Et sur ces paroles, il s’agenouilla et baisa la main de Cali. Confuse, cette dernière ne savait plus quoi faire. Et s’il était gentil finalement ? Après tout, il avait fait ce que son instinct d’âme sœur lui avait ordonné : retrouver sa moitié.      Cependant, elle demanda mentalement confirmation à son fennec qui lui annonça qu’avant de s’écroulé de fatigue, il avait néanmoins réussit à l’enfermé dans le placard. N’empêche, il s’était vraiment écroulé : d’ailleurs, le familier était étonné que sa maîtresse ne se soit pas réveillée en entendant le bruit de la chute !

    - Bon, c’est d’accord, dit-elle alors. Je te pardonne. Mais, pourrais-tu lâché ma main s’il-te-plait ? C’est terriblement gênant…
    - P… pardon mademoiselle ! s’écria le jeune homme en rosissant légèrement.
    - Bon, je pense qu’il est temps de se présenté non ? Moi c’est Cali Black. Et tu es… ?
    - Samaël Hati ! Enchanté de faire votre connaissance !
    - Tu peux me tutoyer… soupira la jeune fille. En fait Maman, je ne me souviens pas d’avoir un tatouage quelconque.
    - C’est normal : il n’apparaît qu’une fois que nos âmes sœurs nous réunissent, expliqua sa mère. Il apparaît entre nos omoplates normalement. Mais dis-moi Samaël… dis-nous si tu es un vampire ou un loup-garou qu’on puisse enfin savoir de quel côté penche notre petite Cali ! s’exclama Martha.

    Samaël grimaça. Le moment qu’il redoutait tant était enfin arrivé. Et par « quel côté penche » Cali, il supposait que la sorcière se demandait si sa fille avait un penchant pour le côté sombre ou lumineux du pouvoir psychique… elle n’allait pas être déçue si c’était ce quel voulait savoir !

    - Hé bien… je suis un Venpilou, murmura le jeune homme en baissant la tête.

    Il s’attendait à ce que les deux sorcières soient choquées et hurlent leurs déshonneurs à la lune. Après tout, il était extrêmement rare de voir un être mi-vampire, mi-loup garou. Et il était encore plus rare que l’un de ses semblables survivent : en général, ils étaient tués à la naissance car étant considérés comme une honte, des erreurs de la nature. La plupart des cas était issus de viols, que ce soit du côté vampire ou loup garou. Lui, il avait eu de la chance. Ces parents l’avaient désiré et éduqué comme un être « normal ». Le fait qu’il soit également lier à une sorcière était extrêmement rare puisque les sorcières étaient soient lumineuses, soient ténébreuses. En fait, Cali et lui-même devait être un couple unique au monde ! Ce n’était jamais, au grand jamais, arrivé auparavant. C’était également la raison pour laquelle il n’avait pas été tuer : en tuant le partenaire d’une sorcière ou une sorcière, qu’ils se soient déjà rencontrés ou non, causaient d’énormes souffrances à son âme sœur. Et dans certains cas, pouvait entraîner la mort de l’être restant ou la folie. C’est pourquoi on avait fermé les yeux sur son cas.

    - Oh, je vois ! fit Sabrina en souriant de toutes ses dents. Tu es donc le petit-fils de Daniel Tepes ?
    - Vous… vous connaissez mon grand-père ? demanda Samaël surprit.
    - Bien sûr ! Il était le petit frère de mon âme sœur, Sébastien Tepes. J’ai beaucoup entendu parler de toi ! D’ailleurs, Sébastien ne devrait pas tarder… il doit emmener Cali chez des amis aujourd’hui, fit-elle avec un clin d’œil à sa petite-fille.

    Cette dernière pâlit. Elle l’avait oubliée cette fichue réunion ! Sidonie allait la tuer si elle arrivait en retard ! La jeune sorcière se précipita dans sa chambre et enfila un short par-dessus des collants avant de mettre un haut à manches longues gothique (elle regarda son tatouage au passage et le trouva magnifique. Elle se demandait où se trouvait celui de Samaël), et d’enfiler ses chaussures et son manteau en cuir en quatrième vitesse. Elle attrapa son sac (préparé avec une semaine d’avance) et descendit les marches quatre à quatre en entendant son grand-père arrivé.

    Une fois en bas, elle sauta dans les bras de son vampire de grand-père (elle l’avait devinée rien qu’au nom de famille), et dit :

    - Salut Papi ! Maman, Grand-mère, on est partit !
    - Oh là, doucement jeune damoiselle ! répondit Sébastien avec son sourire chaleureux. On a encore le temps ! Et puis, j’ai bien envie de discuté avec mon petit-fils et petit-neveu ! Bonjour Samaël ! Alors, comment trouves-tu ta belle ?
    - Hé bien, on ne se connaît pas encore suffisamment mais j’espère être à la hauteur de la tâche qui m’incombe ! Je vous promets de veillé sur elle et de tout faire pour qu’il ne lui arrive rien de fâcheux !
    - Ah, ah, ah ! Tu parles comme ton père mon garçon ! Et ne t’en fais pas : ici, on n’est pas très regardant. Si tu es sympas et que tu as une bonne tête, tu seras le bienvenu chez nous ! C’est d’ailleurs ce que tu es : le bienvenu !
    - Merci infiniment ! s’inclina Samaël.
    - Ce n’est rien ! Hé, et si tu venais avec Cali ? Comme cela, vous feriez plus ample connaissance et tu pourras te faire des amis ! N’est-ce pas Cali ?

    N’ayant pas trop le choix, la jeune fille accepta. Elle ne pouvait pas tenir tête à son grand-père. D’ailleurs, elle l’appelait « Papi » plutôt que « grand-père » parce que celui-ci le lui demandait. Sa grand-mère, elle, refusait catégoriquement qu’on l’appelle « Mamie ». Allez savoir pourquoi !

    Le reste de la journée se déroula sans encombre : après avoir expliqué leur lien de parenté aux amis de Cali (sans dire qu’ils étaient fiancés, cela allait de soi), ils passèrent leurs après-midi ensemble et Florian et Georges trouvèrent assez facilement un déguisement à Samaël qu’ils avaient tout de suite inclus dans leur bande. Quand à Delphine et Sidonie, elle avait devinées qu’il y avait un lien étrange entre Samaël et Cali et réussirent à faire avouer à cette dernière qu’elle était fiancée depuis sa naissance avec lui mais qu’elle ne l’avait appris que très récemment.

     Cette année-là, Halloween fut particulièrement réussit et deux semaines plus tard, Cali et Samaël (qui était d’un naturel assez taciturne sauf envers ceux qui le taquinait un peu trop ou qui tournait trop autour de Cali (le pauvre Plue par exemple – le fennec de Cali – avec lequel il était extrêmement sadique)), Cali et Samaël commençaient à se rapprochés pour bientôt former un véritable couple. Bien entendu, Cali continuait à allée au lycée en plus de sa formation de sorcière à la maison pendant que Samaël l’accompagnait chaque matin au lycée et l’attendait tous les soirs à la sortie. Il n’allait pas au lycée (il avait deux ans de plus que Cali), à cause de son éducation vampirique et lycanthrope mais était toujours là pour aider à la maison quand il n’espionnait pas Cali en cachette lorsqu’elle était au lycée. Il fit également la « connaissance » du fantôme du père de Cali et finit par avouée à cette dernière que la silhouette qui l’avait empoignée dans le cimetière c’était lui. Quand aux yeux jaunes et aux prunelles rouges, c’était encore lui, mais accompagner de Plue. Bien entendu, Cali ne lui en voulait pas. Ainsi s’acheva le drôle d’halloween de Cali Black (futur Cali Hati, la sorcière au Venpilou).

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MessageSujet: One-shot de Sana--chan   Dim 10 Nov - 21:31

One-shot de Sana : Mythologie et réalité confondus.



Le trente et un octobre c’est le jour d’Halloween, c’est lors de cette soirée que tous enfants se déguisent pour faire du porte-à-porte pour récolter des bonbons. Où des jeunes participent à cette réjouissance, soit en comme les petits pour faire peur ou alors pour tout simplement déconner entre copains. Des adultes y participent également, en faisant un souper exceptionnel pour cette festivité, quelque chose d’a part, une petite réception chez soi où on reçoit ses amis ou encore, aller chez des collègues ou voisins qui organisent un petit festin. En bref, c’est quelque chose que l’on fête depuis des lustres.
 
Les légendes et la mythologie sur les sorciers, les magiciens, les monstres, le surnaturel, la magie, la sorcellerie ressort lors de ce jour. Des jeunes s’adonnent à des potions ou à des rituelles avec bougies ou même avec des formules piochées dans des livres écrits à cette effigie. C’est le moment où on se laisse emporter par la magie de ce jour qui n’est qu’une fois par an, où on peut se faire la plus grosse frayeur de notre vie. Certains s’amusent même dans des cimetières, d’autres, profitent pour se mater les pires films d’horreur qui puissent exister.
 
Mais regardons plutôt plus loin dans ce mythe, est-ce que tout n’est vraiment que conte auquel ont croit ? A des légendes ? Est-ce que les films racontent que des histoires pour faire travailler des acteurs ? Est-ce que la série « Charmed » n’est que superfuge ? Ainsi que le film« l’apprenti sorcier » ? Tant de questions qui restent sans réponses.
 
Une jeune fille parmi tant d’autres aime regarder ce genre de chose à la télévision comme tous jeunes de son âge. Se maquiller, se déguiser, s’éclater à la première occasion est ce qu’un adolescent peut aimer le plus. Mais en ce jour bien particulier elle va vivre certains phénomènes et de ce fait, elle va découvrir que certains de ses amis lui cachaient bien des choses ainsi que sa mère. Elle va découvrir comme un boomerang en plein visage qu’il existe bien des choses qu’on ne peut voir que dans les livres ou dans les films. Elle va découvrir un autre monde bien malgré elle…
 
***
 
Neuf heures du matin, étant en vacances d’automne pour la semaine de la Toussaint, une jeune fille était encore bien emmitouflée sous sa couette où la fraîcheur de l’extérieur se faisait tout doucement sentir par le changement de saison. Sa chambre était bien éclairée, dite endroit adorablement meubler. Les murs étaient tapissés dans un doux ton beige très clair, elle possédait une grande fenêtre aux rideaux blancs avec des tentures de couleur pêche. Une commode dans un coin, une autre juste à côté de son lit, de couleur blanche. Lit double au centre de la pièce aux draps de teint rosé pâle, pêche et beige où le tout s’alliait parfaitement. Un bureau dans un autre coin et une immense garde-robe contre un mur de même couleur que le reste du mobilier. Lieu proprement rangé, spacieux et chaleureux.
 
La jeune demoiselle se mit à bouger dans son lit, se réveillant tout doucement tout en papillonnant des yeux dont elle finit par ouvrir complètement ses paupières, dévoilant de ce fait ces belles petites prunelles d’une couleur bleue acier, plutôt spécial comme teinte. Elle s’étira pour détendre tous ses muscles endoloris et se redressa dans son lit où elle bailla pour ensuite frotter ses paupières de ses mains. Elle regarda l’heure et fit un petit sourire, ce matin, son meilleur ami n’avait pas eu la désagréable idée de la réveiller aux aurores, habitude qu’il adorait pour l’enquiquiner.
 
Elle vira sa couette et jeta ses jambes au-dehors de son lit, son corps suivant son déplacement, là, elle fronça les sourcils, quelque chose n’allait pas. Ses cheveux étaient longs… Ca pourrait paraître normal d’avoir une longue longueur, combien de filles ne laissaient pas pousser ses cheveux ? Mais pas pour la demoiselle en question qui elle les coupait très court, dégradé dans la nuque, plongeant autour de son visage, voilà en quoi consistait généralement sa coupe. Elle prit les longues mèches dans sa main et elle écarquilla les yeux, la couleur n’était pas normale non plus. Ses cheveux généralement d’un noir charbonneux avaient comme des mèches argentées dans sa noirceur.
 
Il n’en fallut pas plus pour elle, elle se leva en quatrième vitesse et quitta sa chambre en courant pour longer le petit couloir et s’engouffrer dans la salle de bain où elle mit ses mains sur le lavabo, se regardant dans la glace. Ses cheveux si courts d’ordinaire étaient longs, s’échouant dans le bas de ses fesses et un peu partout dans sa chevelure elle avait comme des mèches argentées, finement dessiné. Ce n’était pas qu’une seule mèches mais plusieurs. La teinte de ses yeux était différente également, ils n’étaient plus d’un bleu foncé mêlé à de petites paillettes dorées. Son visage était pourtant le même, son corps aussi.
 
Des questions fusaient dans sa tête, son cœur battait à une allure folle dans sa poitrine, la fille qu’elle regardait dans le miroir n’était pas elle, c’était quelqu’un d’autre. Ses cheveux étaient pourtant toujours aussi raides et fins, elle n’y comprenait rien. Comment se pouvait-il qu’en une nuit, ses yeux changent, ses cheveux poussent et que de telles mèches se fondaient dans sa noirceur ? C’était incompréhensible. Qu’allait dire sa mère ? Ses amis ? Elle ne pouvait pas rester avec une tête pareille ! Même le jour d’halloween, c’était tout bonnement impossible…
 
La jeune fille inspira un bon coup, elle ne savait pas comment régler ce dilemme, mais une seule personne pouvait l’aider. Quitte à teindre ses cheveux et à mettre des lentilles de contact en attendant pour camoufler le tout. En courant, elle fit demi-tour et retourna à sa chambre pour se saisir de son portable où elle composa un numéro qu’elle connaissait par cœur. Son interlocuteur décrocha à la troisième sonnerie.
 
« Tu te venges parce que pour une fois je t’ai laissé dormir c’est ça Brit’ ?
-Lucas, il faut que tu viennes chez moi, vite !
-Brittany, je suis encore dans mon lit. Tu aurais pu me laisser dormir et profiter de ce que je te foute la paix non ?
-Je t’en prie Luc’, viens, c’est urgent, j’ai un gros problème !
-Que se passe-t-il ? questionna le jeune homme.
-Je ne peux pas te l’expliquer par téléphone, viens, s’il te plaît, il n’y a que toi qui peux m’aider.
-D’accord, laisse-moi le temps de me lever, me doucher boire au moins une tasse de café et je viens.
-Non, tu boiras ton café chez moi, viens !
-D’accord… soupira Lucas. »
 
Brittany raccrocha ensuite et se mit au bord de son lit dans un long soupir, son meilleur ami allait venir comme à chaque fois qu’elle avait besoin de lui et il l’aiderait, à coup sûr, ce n’était qu’un mauvais cauchemar et d’un coup de baguette magique il allait tout arranger, s’en était certain.
 
***
 
Vingt minutes plus tard, Lucas débarqua chez son amie où dès qu’il sonna à la porte elle lui ouvrit, se cachant quelque peu. Elle avait vêtu un pantalon de training et un sweet à capuche qu’elle avait dressée sur sa tête. En voyant ça, le jeune homme arqua un sourcil tout en rentrant dans la demeure, ce demandant cette fois-ci ce que la demoiselle avait encore pu inventer.
 
Le jeune adolescent était  âgé de dix-huit ans, deux ans plus âgés que son amie n’était pas vraiment vilain à regarder, il était ce que l’on pouvait appeler de mignon. Ses cheveux qu’il avait tendance à coiffer en pic derrière sa tête et au-dessus de son crâne de couleur noir de jais s’alliaient à la perfection avec ses yeux envoûtant de teinte sombre. Ils étaient brun foncé, de telle sorte que ça virait la plupart du temps au noir, assez spécial comme effet chez un être humain. Plutôt bien battis, habillé d’un jean et d’une chemise entrouverte, sa peau était légèrement halée, c’était le genre de garçon sûr de lui, maître de soi comme on voyait rarement et Brittany aimait ce qu’il dégageait. La sécurité, le bien-être et une confiance absolue.
 
« Qu’est-ce qui t’arrive Brit’ ?
-Viens on monte, je n’ai pas envie que maman voit ça. »
 
Surpris, il l’était et ça se voyait dans ses prunelles, mais déjà la jeune fille lui prit la main et ils montèrent à l’étage. Lucas était intrigué par le comportement de sa meilleure amie dont il était secrètement amoureux, chose dont la demoiselle ne savait aucunement. Elle, elle l’adorait, le vénérait, ils étaient des meilleurs amis et ce, depuis le collège. Malgré ce beau lien qui les unissait, Brittany ne savait en aucun cas le grand secret que son ami lui cachait, quelque chose qu’il ne pouvait divulguer à personne et dont la jeune fille n’avait jamais rien remarqué. Il était du genre très discret, cachant à la perfection ce qu’il voulait bien, pouvant être muet comme une tombe sur certaines choses.
 
Une fois dans la chambre de la jeune fille elle le lâcha et se tourna face à Lucas qui la regardait, il se mit à sourire d’un air taquin comme il le faisait souvent lorsqu’il voulait l’embêter. Elle pinçait ses lèvres, elle était contrariée, ça se voyait comme au milieu de la figure.
 
« Bon alors, pourquoi tu m’as fait venir d’urgence ?
-Surtout Luc’, ne panique pas !
-Moi paniqué ? Allons Brittany, tu me connais non ?
-Justement, c’est parce que tu es mon meilleur ami et que j’ai besoin de ton aide que je t’ai appelé, mais ce que j’ai à te montrer est complètement dingue !
-Aller, montre-moi alors, tu sais très bien que rien venant de toi ne peut me choquer, je suis habitué à tes idées loufoques.
-Mais cette fois-ci je n’ai rien fait, je me suis réveillée ce matin comme ça !
-Que veux-tu dire ? »
 
L’adolescente inspira un bon coup et d’une main fébrile, elle abaissa sa capuche, dévoilant de ce fait ses longs cheveux alors que la veille ils étaient courts et sans l’ombre du vêtement, il pouvait mieux voir la couleur de ses yeux. Son visage resta de marbre, il ne souriait plus pour l’embêter, ses yeux la sondaient tout simplement. Il avait cru longtemps qu’elle ne ferait pas partie de cette catégorie, de ses personnes spéciales, tout comme lui. Mais elle avait eu seize ans en début du mois, on était le trente et un octobre, ça se concordait et il ne savait pas du tout comment elle allait réagir lorsqu’elle saurait. Ce n’était d’ailleurs pas à lui de le lui en informer mais à sa mère. Malgré tout, il connaissait sa meilleure amie, elle risquait d’exploser et là, ça pourrait faire de nombreux dégâts. Surtout que d’après ce qu’il pouvait voir, tout s’éveillait tout doucement.
 
« Pourquoi tu ne dis rien Lucas ? Tu n’es pas effrayé?
-Ta mère elle est où ?
-Je ne sais pas, peut-être au magasin.
-Il faut l’appeler.
-T’es barge ou quoi ? Tu vas m’aider à teindre cette horreur et je vais cacher la couleur de mes yeux avec des lentilles de contact le temps que ça s’estompe.
-Ca ne partira pas.
-Mais si !
-Et que vas-tu dire à ta mère Brittany ? Réfléchi un peu ! Tu vas lui dire que tu as mis de la crème qui fait pousser les cheveux et que ça a pris une nuit pour qu’ils deviennent longs ?
-Mais non, j’improviserai !
-Y’a rien à improviser, je l’appelle. »
 
Suivant le geste a la parole, il prit son portable et composa le numéro de la mère de Brittany qu’il avait dans son répertoire sous les yeux ébahis de son amie. Il ne pouvait pas faire marche arrière et s’il avait vu juste, il était temps qu’on explique la situation à la jeune fille. La suite risquait d’arriver assez rapidement. Il la vit s’asseoir sur son lit, abattu et il lui tourna le dos, sa correspondante décrocha à la quatrième sonnerie.
 
« Allo ?
-Kimi, c’est Lucas.
-Ah bonjour Lucas, alors tu as tout préparé pour ce soir avec tes amis et Brittany ? Elle dort toujours chez toi ?
-Je ne sais pas à vrai dire.
-Que ce passe-t-il ?
-Vous devriez rentrer le plus vite possible, c’est assez urgent.
-Tu es à la maison ?
-Oui.
-Bon, je suis là dans une vingtaine de minutes.
-Je vous attends. »
 
La communication fut coupée ensuite et Lucas regarda son amie qui avait cette fois-ci la tête dans ses mains. Il prit place à côté d’elle et comme souvent quand elle allait mal, il la prit dans ses bras.
 
« Ne t’inquiète pas, ça va s’arranger.
-Je t’avais appelé pour qu’on cache ça et toi, tu contactes ma mère alors que je ne voulais pas qu’elle voie cette horreur.
-Ce n’est pas une horreur, tu es mignonne comme ça.
-Arrête de dire n’importe quoi.
-C’est sincère, je t’ai toujours dit que je voulais te voir les cheveux longs, maintenant c’est fait.
-Abruti. »
 
Lucas fit un petit sourire alors que Brittany se lova tout contre lui, laissant la chaleur et le bien-être qu’il dégageait l’envahir, lui insufflant quelque peu du courage. Malgré tout, elle était plus désespéré que jamais…
 
***
 
Kimberley arriva chez elle vingt minutes plus tard et elle trouva les deux jeunes dans son salon. Ses derniers levèrent leurs regards vers elle et elle entrouvrit ses lèvres sous ce qu’elle voyait, comprenant tout d’un coup ce que ça voulait dire. Elle avait pensé que sa fille ferait exception, qu’elle pourrait vivre une vie d’humaine tout à fait normalement, mais elle s’était leurrée visiblement.
 
La jeune femme avait des yeux d’un bleu limpide, presque transparent et Brittany ne s’était jamais demandé pourquoi sa mère avait de tels yeux. Sa chevelure était à ses épaules, de couleur grise mais la nuit, elle s’illuminait comme des fils argentés, chose que la demoiselle ne savait pas non plus. Elle savait ce que Lucas était mais elle n’avait jamais trahi son secret comme lui n’avait jamais divulgué le sien, une sorte de code entre eux, les êtres exceptionnels.
 
« Lucas, rentre chez toi, je dois parler à ma fille.
-Je peux rester si vous voulez.
-Non ça ira. répondit la mère. Tu verras Brittany plus tard.
-Comme vous voulez. il embrassa sa meilleure amie sur la joue pour ensuite lui murmurer à l’oreille. N’hésite pas à m’appeler. »
 
La demoiselle ne réagit pas, regardant plutôt sa génitrice avec des yeux incompris. Elle ne comprenait pas ce langage codé et encore moins pourquoi son meilleur ami devait partir alors qu’elle avait justement besoin de lui. Une fois ce dernier parti, Kimberley prit place à côté de sa fille tout en prenant ses mains dans les siennes.
 
« Ma chérie, il faut que tu m’écoutes attentivement.
-Maman, je ne comprends pas. Pourquoi tu n’es pas choquée ?
-Tout simplement parce que c’est un phénomène normal.
-Quoi ? Mais non ! C’est impossible !
-Ecoute-moi, je croyais que ça ne t’arriverait pas, c’est pour ça que je ne t’ai rien dit.
-Mais de quoi tu parles, je ne comprends pas…
-Je vais faire simple, tu es comme moi, comme ta grand-mère et comme tous les descendants de notre famille.
-Que veux-tu dire ?
-Tu es une sorcière. »
 
Brittany cligna plusieurs fois des yeux, sa mère l’insultait maintenant ? Elle lui renvoyait la vérité en pleine figure vis-à-vis de son physique qu’elle avait depuis son réveil ?
 
« Je sais que c’est laid maman, mais me dire que je ressemble à une sorcière…
-Non, tu ne comprends pas ce que je veux te dire. Je t’explique que tu es une sorcière tout comme je le suis.
-Quoi ? Qu’est-ce que c’est que ce charabia ?
-Tu as eu seize ans et le jour d’halloween qui suit est l’éveil des pouvoirs chez les gens comme nous.
-Maman, ce que tu m’expliques n’existe que dans les livres !
-Non, c’est la pure réalité. Tu es une sorcière et tu vas avoir tout comme moi des pouvoirs phénoménaux. L’aspect physique est la première étape. »
 
Brittany repoussa les mains de sa mère et se leva, le visage effaré de ce qu’elle venait d’entendre. C’était impossible pour elle, ce genre de chose n’existait pas. La magie, la sorcellerie n’était que légende, mythe, film et science-fiction.
 
« Ma chérie…
-Tu mens, ça n’existe pas, ce n’est pas réel !
-Si et je peux t’aider à t’éveiller à tes pouvoirs.
-N’importe quoi ! cria la jeune fille. »
 
A la force de sa colère qui grandissait en elle seconde après seconde, les carreaux de la pièce explosèrent en mille morceaux. Kimberley leva sa main, stoppa les bouts cassés dans les aires comme si elle arrêtait le temps. Voyant ça, Brittany prit peur, elle ne comprenait plus rien et c’est donc en courant qu’elle se mit à s’enfuir de la maison alors que sa mère l’appelait pour qu’elle s’arrête et revienne, ce qui ne se fit pas…
 
Brittany courait aussi vite qu’elle le pouvait dans les rues de son village où les animations au-dehors se faisaient déjà en vue de la fête de la soirée, mais elle n’y fit pas attention. Elle bouscula même certaines personnes qui criaient sur elle alors qu’elle ne s’arrêtait pas. Des larmes dévalaient ses joues. Elle n’avait pas rêvé, sa mère lui avait raconté une histoire abracadabrante, des vitres avaient explosé qu’elle avait arrêté de sa main, elle n’avait rien imaginé. Dans quoi elle était tombée au juste ? C’était un vrai cauchemar…
 
Mais au bout d’un moment elle se stoppa net, sentant son corps se chauffer tout d’un coup, son cœur pulsé dans sa poitrine et sa respiration se bloqua quelque peu. Des flashs apparaissaient devant ses yeux, comme des images qu’elle ne voyait pas devant elle, mais qui défilaient dans sa tête. Une personne qu’elle ne connaissait pas apparu, lui envoyant une boule noire entourée d’électricités et un cri d’angoisse montait dans sa cage thoracique. L’instant d’après elle fut retournée et elle senti e des mains froides sur ses joues, la ramenant à la réalité alors qu’elle pleurait toujours. Elle eu juste le temps de voir son ami de toujours qu’ensuite il la plaqua contre lui, étouffant de ce fait son cri tout contre lui.
 
« Chut…calme toi Brit’, ça va passer…
-Lucas…j’ai…j’ai…
-Je sais, calme toi, respire normalement. »
 
La jeune fille s’accrocha au jeune homme autant qu’elle le pouvait alors que la panique s’était emparée d’elle, mais avec l’aide de la chaleur que Lucas dégageait, elle s’apaisait petit à petit alors que ses mains ne cessaient de trembler. Elle pouvait sentir son souffle chaud dans son cou, ses bras la serrer fortement tout contre lui et c’était comme s’il étouffait tout l’émoi qu’elle pouvait ressentir, comme si, il aspirait tout, l’englobait.
 
Plusieurs secondes défilèrent ainsi, restant dans les bras l’un de l’autre alors que les gens s’agitaient autour d’eux, que certains les regardaient, pensant que c’était un heureux couple. Combien de fois Lucas n’avait pas pensé qu’on pouvait les prendre pour des amoureux ? Combien de fois avait-il espéré que ce soit réel ? Mais jamais il ne lui avait dit ses sentiments pour la simple et bonne raison qu’il avait cru qu’elle n’était pas comme lui, il n’avait jamais voulu l’emmener dans cet engrenage cinglant. Néanmoins, la donne était différente à présent même si ce n’était pas vraiment le moment de lui avouer cet état de fait. Avant tout, il devait la calmer et l’aider. L’éveil des pouvoirs, si ce n’était pas contrôlé pouvait être catastrophique.
 
Il l’écarta légèrement alors qu’elle avait cessé de pleurer et il la sonda de ses yeux. Brittany crut voir un instant que ses prunelles brillaient d’une étrange façon, mais la seconde qui suivit, ils étaient à nouveau sombres et les mains de son ami étaient placés sur ses frêles épaules.
 
« Avant toute chose, il faut que tu te calmes, ne perdent en aucun cas tes moyens même si c’est dur.
-Maman…elle a dit quelque chose…et je vois des choses, je ressens…
-Je sais. coupa Lucas. Tu vas venir avec moi et je vais t’aider du mieux que je peux.
-Dis-moi qu’à toi, je peux faire confiance ? Que tu ne me mens pas ?
-Britt’, je te demande juste de me faire confiance d’accord ? Comme tu l’as toujours fait, quoi qu’il arrive. »
 
La jeune fille hocha la tête, mais les yeux incertains. Elle sentait cette peur grandir en elle, la prenant par les tripes alors que Lucas était toujours là. Son roc, son ami cher à son cœur, l’homme qui en un rien de temps, d’un claquement de doigt, résolvait tous ses problèmes. Elle n’avait jamais cherché à comprendre comme il faisait, pour elle il était là et c’était tout ce qu’il comptait.
 
Le jeune homme prit les mains de la demoiselle dans les siennes, l’attirant à lui pour qu’elle se retrouve scotchée tout contre son torse, il plongea ses prunelles dans les siennes que Brittany sondait, se perdant de ce fait dans les ténèbres de ses yeux qu’elle aimait temps.
 
« Je vais t’emmener dans un endroit où on sera que tous les deux, je te demande juste de ne pas me lâcher d’accord ?
-Où on va ? demanda la jeune fille.
-Je t’expliquerais tout après, il faut d’abord partir d’ici, le flash que tu as vu à l’instant à dû attirer certains sorciers aux intérêts mal sains.
-Sorciers ? »
 
Lucas le lui confirma d’un hochement de tête, mais la seconde qui suivit, il attira son amie à lui pour qu’elle soit à nouveau dans ses bras. Elle s’accrocha à son haut en glissant ses mains dans le dos du jeune homme, il la compressa contre lui et elle nicha par réflexe son visage dans le cou de l’adolescent. L’instant suivant, elle entendit un claquement de doigt et ce fut comme si en une fraction de seconde elle se sentit transportée à une vitesse hallucinante, sentant un vent puissant traverser tous les porcs de sa peau, elle ne touchait plus la terre ferme et elle en ferma fort les yeux tout en s’accrochant aussi fort qu’elle le pouvait au jeune homme.
 
Cinq secondes plus tard, elle touchait à nouveau la terre ferme et elle s’écarta légèrement de son ami, quelque peu déboussolée. Il lui offrit un sourire amer, il savait que le moment des aveux était pour maintenant. Brittany regarda autour d’elle. Elle se retrouvait dans un immense jardin fleuri décoré d’arbres en tous genres, de bancs, de murailles où des chants d’oiseaux se faisaient entendre. L’endroit était tout simplement enchanteur.
 
Elle s’éloigna complètement de Lucas, tourna sur elle-même, observant tout aux alentours. Le jeune homme la laissa faire, ce lieu, c’était son paradis, un endroit où ni sorciers, vampires, enchanteurs, monstres et bien d’autres personnes aux pouvoirs dévastateurs pouvaient les atteindre. Elle le regarda à nouveau, l’incompréhension se lisait dans son beau regard.
 
« On est où ?
-Dans mon jardin secret.
-Comment tu as fait ? On était encore dans une ruelle là tout de suite.
-Je vais tout t’expliquer, viens. »
 
Sans se faire prier, la jeune fille suivi son ami qui se dirigeait vers un sentier tout aussi bien dessiné que la décoration du lieu, au bout, un petit château ancien se dressait, comme dans les films de magie et Brittany ne put que s’éblouir. Elle n’arrivait pas à croire que ce qu’elle avait sous les yeux était beau et bien réelle et non cinématographique.
 
Tout en prenant sa main dans la sienne, Lucas lui fit un sourire pour continuer à la mettre en confiance, ils pénétrèrent dans la demeure qui d’ordinaire ne se voyait que dans le monde virtuel, dans le cinéma ou même les livres. Tout à l’intérieur était ancien, comme dans tout ce qu’elle lisait ou voyait à la télévision ou même, dans les visites des vieux châteaux. C’était tout simplement splendide.
 
Le jeune homme emmena son amie dans son salon où elle s’extasia face à la cheminée antique où d’un claquement de doigt, un feu se mit à crépiter dedans. Elle regarda son ami, surprise, comprenant parfaitement que c’était lui qui venait de faire ça.
 
« Comment ? questionna-t-elle.
-Je vais tout t’expliquer, viens on s’assoit. invita le jeune homme. »
 
Très vite, tous deux prirent place sur un divan en tissu, très confortable et sur la table basse en verre, soutenu par des pieds à têtes de lion, deux tasses fumantes apparurent. Les deux adolescents se regardèrent dans le blanc des yeux alors que Brittany avait le cœur battant, ne comprenant tout d’un coup pourquoi elle était dans un tel émoi face à son meilleur ami.
 
« Ta mère t’a dit que tu étais une descendante de sorcières si je ne m’abuse.
-Je n’ai rien compris à son baratin mais je me suis énervée, des carreaux ont explosé dans la pièce et elle les a arrête d’un simple mouvement de la main ! Comme si ça faisait partie de son quotidien. Dans la rue, j’avais des images qui se déroulaient sous mes yeux sans que je comprenne ce qui se passe, j’avais  l’impression que mon corps se chauffait de toute part, mon cœur battait si vite ! Tous mes membres en tremblaient et je ne comprenais pas pourquoi. Puis tu es arrivé et tout sait arrêter.
-C’est l’éveil de tes pouvoirs Britt’.
-Je ne comprends pas, maman ma dit la même chose et comment tu peux savoir une telle chose ? --Comment se fait-il qu’on ait changé d’endroit comme par magie ?
-Déplacement instantané.
-Quoi ?
-Je peux me déplacer en une fraction de seconde.
-Ah… c’est pour ça que t’es jamais en retard… marmonna la jeune fille. »
 
Lucas ne put s’empêcher de rigoler un petit coup, même dans une telle situation, la fille qu’il aimait plus que de raison ne changeait en aucun cas sa personnalité, c’est une faculté qu’il adorait chez elle. Elle pouvait être paniquée, angoissée, triste, nostalgique, énervée, en colère, au bout du compte, elle lançait une réplique bien à elle, lui donnant de ce fait le sourire ou lui donnant l’envie de la taquiner quelque peu.
 
Il lui prit la main, tendrement, la glissant dans la sienne un peu plus grande, plus robuste mais chaude. Brittany regarda Lucas un peu déconcerté face à la douceur dont il faisait preuve. Pas que c’était la première fois qu’il agissait ainsi envers elle, non. Mais son regard était bien trop différent, ses doigts qui caressaient les siens ne pouvaient que faire redoubler les battements de son cœur déjà déchaîné dans sa cage thoracique.
 
« Ecoute-moi Britt’…
-Lucas…qu’est-ce qu’il se passe ? Qu’essaies-tu de me dire ?
-Tu as confiance en moi ?
-Tu sais très bien que je te ferais toujours confiance.
-Il y a quelque chose que je ne t’ai jamais dit.
-Oui je vois ça. souri la jeune fille pour ennuyer son ami. Tu peux te déplacer très vite d’un endroit à l’autre, tu peux même allumer un feu. Tu comptais me le dire quand ? Quand j’aurais été vieille et toute ridée ?
-Idiote. rigola le jeune homme. Je ne sais pas faire que ça.
-Pourquoi tu me l’as jamais dit ?
-Etre à part n’est pas quelque chose que tu dois crier sur tous les toits.
-Tu es une sorte…de sorcier ?
-Je suis ce qu’on appelle un Enchanteur, c’est dans la catégorie des sorciers.
-Depuis quand ?
-Depuis toujours, comme toi, mais mes pouvoirs se sont éveillés l’année de mes seize ans. La différence c’est que moi, j’étais déjà au courant, contrairement à toi.
-Tu le savais pour moi ?
-Non et j’étais comme ta mère, j’espère que tu serais un cas à part. Je ne t’ai jamais dit que ta famille était des descendants de sorcier tout comme ta mère n’a jamais divulgué mon secret.
-Alors c’est sérieux ? Je ne rêve pas ?
-Non, c’est la pure réalité.
-Que vais-je faire ? Je ne suis pas aussi forte que toi !
-Tu l’es, tu n’en as juste pas encore conscience. Je vais t’aider, on va éveiller ensemble tes pouvoirs et les contrôler avant que ça fasse de nombreux dégâts.
-Mais je ne veux pas ! Je ne pige rien ! Tu me parles d’un truc que je croyais science-fiction jusqu’à maintenant !
-Tu n’as pas réalisé ?
-Quoi donc ?
-Regarde par la fenêtre. »
 
Brittany fronça des sourcils mais se leva, quittant de ce fait la douceur de la main de Lucas qu’il utilisait sur la sienne. Par la fenêtre, elle vit des oiseaux comme figés dans les airs, les feuilles des arbres ne virevoltaient plus, c’était comme si, tout s’était arrêté. Elle senti le jeune homme dans son dos alors que son cœur qui s’était quelque peu calmé, reprenait de la cadence dans sa poitrine.
 
« Il faudrait peut-être que tu les libères ces pauvres oiseaux…
-C’est moi qui aie fait ça ?
-Quand tu t’énerves un phénomène se produit. Tu viens d’arrêter le temps. »
 
Brittany entrouvrit ses lèvres, n’y croyait pas ses oreilles de ce qu’elle venait de faire alors qu’elle n’en avait même pas conscience et de ce que Lucas l’informait. Elle ? Arrêter le temps ? Comment était-ce possible ? Et pourquoi Lucas n’était pas figé dans ce cas ? Elle se tourna vers ce dernier qui une fois de plus, coulait son regard sombre sur sa personne ne manière étrange.
 
« Pourquoi tu n’es pas figé alors que la nature ne bouge plus ?
-Ton pouvoir n’est pas assez grand pour ça, quand il sera à son paroxysme, tu seras même capable de me faire exploser.
-Jamais je ne ferais ça, je tiens trop à toi pour ça !
-C’est pour ça que je vais t’aider à contrôler ton pouvoir et à gérer tes émotions en même temps.
-Alors mon pouvoir, c’est l’arrêt du temps ?
-Pas que ça.
-Mais j’ai fait exploser les vitres chez moi ce matin !
-Tu étais bien plus énervée, c’est pour ça, ton pouvoir est passé au-delà de l’arrêt du temps. Je te l’ai dit, quand tu seras amène de tout contrôler et que ton pouvoir aura grandi comme il se doit, tu pourras faire exploser n’importe quoi.
-Comme Piper dans Charmed ?
-Oui, si tu veux. souri le jeune homme. »
 
Lucas prit le fin poignet de son amie et fit un léger mouvement de main, cette dernière se laissa faire et le cours du temps reprit son cours l’air de rien. Elle le regarda, ne comprenant pas comment il avait pu faire une telle chose avec sa main à elle.
 
« Comment tu as fait ça ?
-Je t’expliquerai plus tard, on va commencer à ce que tu contrôles un peu tes pouvoirs avant de retourner à la civilisation sinon je crains le pire.
-Pourquoi ?
-Si en criant tu brises une vitre ou qu’en te mettant à t’énerver  tu arrêtes le temps, je n’ose même pas imaginer ce que tu es capable de faire dans d’autres situations.
-Tu oublies les flashes.
-Ca, c’est le futur.
-Je vais me faire tuer alors ! J’ai vu un type avec une immense boule de feu, noire je pense, je n’en suis plus sûre.
-Ce n’est pas le passé, ce n’est pas le présent puisque tu es ici, ça ne peut être que le futur ou alors, j’ai bousculé l’espace-temps en t’emmenant directement en ce lieu, va savoir.
- Je ne dois pas me fier à ses images alors ?
-Non.
-On fait quoi alors ? Je suis encore un peu déboussolée par ce qui m’arrive.
-C’est normal, tu n’étais pas au courant de ce phénomène.
-Je ne comprends pas pourquoi maman ne m’a pas parlé de tout ça avant.
-Ne lui en veux pas, elle a cru bien faire en pensant que peut-être, tu n’aurais pas ce destin-là.
-Tu savais pour ma mère mais tu ne m’as rien dit.
-Ce n’est pas que je voulais te le cacher, je pensais aussi que tu ferais exception.
-Que fait-on alors ?
-On va commencer par la première étape.
-Qui est ?
-Canaliser tes émotions et la nature. »
 
Tout en gardant la main de la jeune fille dans la sienne, Lucas l’emmena au-dehors où à même l’herbe, ils prirent place, leurs mains chacune dans l’autre, face à face, yeux fermés, concentration au maximum. C’était quelque chose de bizarre pour Brittany, mais tout aussi bizarrement que cela puisse paraître, elle avait la sensation de se sentir bien en présence de son meilleur ami, comme à sa place, ne faisant qu’un avec le jeune homme, dite personne qui comptait plus que tout pour elle.
 
Assez rapidement, elle put faire le vide dans sa tête, se détendre un maximum, sentant une chaleur bienfaisante se répandre en elle, passant par tous les pores de sa peau. Son cœur battait à un rythme normal à présent, ses émotions étaient canalisées, sans débordement et grâce à ça, elle pouvait entendre le vent souffler dans ses oreilles comme un doux son. Les bruits de la nature, du mouvement, le chant des oiseaux, la respiration calme de son ami, tout se répercutait en elle de façon apaisante.
 
Lentement elle ouvrit les yeux pour tomber sur le regard de son ami qui lui souriait tendrement. Etant donné qu’ils avaient les mains l’un dans l’autre, c’était comme s’ils étaient connectés et il pouvait ressentir le calme de la demoiselle, faisant écho dans son propre corps.
 
« Comment tu te sens ? demanda-t-il alors qu’il connaissait la réponse.
-Question stupide tu ne crois pas ?
-C’est sûr.
-J’arrive à ressentir toutes tes émotions.
-C’est parce qu’on est connecté.
-Je savais que tu étais quelqu’un de sûr de toi mais pas à ce point.
-Désormais, je ne peux plus rien te cacher.
-Je ne savais pas que tu m’aimais. »
 
Le sourire de Lucas disparut mais il serra dans ses doigts ceux de la fille qu’il aimait. Il savait qu’en faisant ça et qu’en se connectant avec elle, partageant une confiance sans failles dans l’un et l’autre, elle allait le ressentir. Il n’y avait pas besoin de mots, de gestes, à présent, elle avait compris, sentie la puissance de son amour.
 
« Je suis comme toi Lucas ?
-Oui, à présent tu l’es.
-As-tu pu ressentir ce que moi je ressens ou est-ce que ça va que dans un sens ?
-Non, je l’ai ressentis aussi, ce que moi je ressens, tu le ressens et toi pareil.
-C’est comme si on était en phase alors.
-C’est ça. Tu es indécise mais tu tiens à moi.
-C’est vrai. Que va-t-il se passer ?
-Rien que tu ne désir pas en tous les cas. »
 
Brittany se mit à sourire à son meilleur ami, elle ne savait pas si elle l’aimait, mais comme il venait de le souligner, elle tenait à lui, plus que de raison. Il n’avait jamais de gestes déplacés envers elle et elle ne pouvait qu’apprécier le fait qu’il soit un gentleman, elle avait toujours aimé ça chez lui et pour quoi que ce soit, c’était ainsi qu’il opérait.
 
Finalement, ils quittèrent ensuite le paradis du jeune homme,  ce dernier, en un laps de temps, avait réussi à canaliser les émotions de celle qu’il aimait. Elle n’était plus en colère, énervée, perdue, amer, non, tout ça, c’était contrôler et il ne pouvait qu’être fier d’elle. Elle avait une grande capacité mentale et c’est ce qu’il l’avait aidé.
 
Ils retournèrent en un coup de vent chez la jeune fille où la mère de cette dernière les attendait, inquiète. Brittany lui offrit un simple sourire et ainsi, sa génitrice put voir que sa fille ne lui en voulait pas. D’un sourire, elle remercia Lucas qui lui fit une risette en retour. Ils passèrent ensuite à table, il n’était pas loin de quatorze heures et les deux adolescents avaient quand même faim. Pouvoir contrôler ses émotions et le début d’un pouvoir n’était pas choses aisées et ça avait quand même pris du temps à la demoiselle.
 
L’après-midi se déroula plutôt normalement, Brittany et Lucas partirent près de leurs amis pour préparer leur soirée d’Halloween à venir. La jeune fille fit exactement ce que son meilleur ami lui avait dit, ne parler de son secret à personne et ce, en aucun cas. Sur leurs mains droites, on pouvait voir quelque chose de différent, quelque chose qu’avant ils n’avaient pas, une entaille en forme de petite croix, minuscule,  une promesse entre deux meilleurs amis avait été faite, le partage d’un secret. Un nouveau lien mais aussi, de nouveaux sentiments et si Brittany avait peur, elle savait qu’il lui suffisait de se retourner, que Lucas serait là à la rassurer d’un regard, d’un sourire.
 
Elle n’avait pas trop mal pris les sentiments du garçon, au contraire, elle s’en sentait flattée et se traitait même de stupide de n’avoir rien vu. Mais elle était heureuse même si, elle savait que tout changeait en elle. Ses amis n’avaient rien dit pour sa chevelure, comme si c’était normal, elle en avait été surprise jusqu’à ce que Lucas lui glisse à l’oreille que l’un de ses pouvoirs était de faire croire à autrui qu’elle avait toujours eu ce physique-là. Aucun d’entre eux ne se souvenait de ses cheveux courts ou de la couleur de sa chevelure et de ses yeux. Elle s’était donc mise à sourire, ce disant que cet homme qui au final ne connaissait pas ce côté-là de lui était pleins de ressources et ça lui plaisait assez bien.
 
La soirée était déguisée mais Brittany ne fit aucun effort pour ses cheveux, après tout, c’était un déguisement à long terme. Elle vêtue plutôt une longue et magnifique robe noire faite de dentelles par certains endroits, un long pendentif par-dessus de couleur bleue cyan, cadeau de Lucas. Il lui avait dit qu’il renfermait un très grand pouvoir et que grâce au pendentif, s’il n’était pas là et qu’elle se sentait défaillir, il l’aiderait à canaliser n’importe quel pouvoir dont elle pourrait utiliser par mégarde.
 
Encore une attention rien que pour elle et c’est là que Brittany pouvait voir l’ampleur de l’amour du jeune homme à son égard. Son cœur commençait à battre de plus en plus fort pour ce jeune homme. Ce n’était pas comme d’habitude, c’était comme si à son tour, elle prenait conscience qu’elle aussi elle l’aimait, elle aussi, elle ne voyait pas sa vie sans lui. Il était comme une part d’elle, une moitié qu’elle ne pouvait trouver nulle part ailleurs.
 
Avec tous leurs amis, ils sortirent au-dehors, son chapeau pointus sur la tête, ce qui fit bien entendu rire Lucas. Brittany ne pouvait que rougir, après tout, c’était cocasse, une sorcière qui se déguisait en sorcière, encore du jamais vu sûrement. Mais elle s’en foutait, c’était comme ça qu’elle devait être à la base alors que son ami était déguisé en mort-vivant.
 
Cris de joie, de peur et de la rigolade s’ensuivit par la suite. Des enfants frappaient aux portes, des adolescents faisaient peur, jouaient dans les cimetières et réclamaient même des bonbons. Des adultes organisaient des soupers, se mêlant à l’ambiance du mythe qui existait depuis bien des années. Brittany redevenait insouciante à rigoler avec ses amis, à agir comme une fille normale de seize ans, comme si, ce qu’elle avait découvert au matin même n’était qu’un rêve.
 
Mais Lucas savait, c’était sa dernière soirée paisible, ce soir, cette nuit, les choses changeraient et à son tour, elle mènerait une double vie. Celle d’humain et de l’autre côté, celle de sorcière, deux choses qu’elle allait devoir concilier et qui n’était pas du tout à porter de tout le monde. Mais il ne pouvait pas faire en sorte qu’elle n’aille pas à la réunion, elle était attendue, comme tous les nouveaux qui découvraient leurs pouvoirs alors qu’ils avaient seize ans, tout comme Brittany. Il n’avait qu’à regarder autour de lui, ils se fondaient dans la foule mais c’était un avertissement en quelque sorte. L’autre côté lui montrait qu’il ne devait en aucun cas faire un acte désespéré.
 
Ce n’était pas son intention de toute façon, tant qu’il serait avec Brittany, rien ne pourrait lui arriver et il serait là, à l’aider étape après étape, à lui faire découvrir ses nombreux pouvoirs, à être présent pour elle, mais avant tout, il allait pouvoir l’aimer sans se cacher. Après tout, elle faisait partie du même monde que lui finalement et peut-être qu’un jour, elle partagerait les mêmes sentiments que lui. Là, il pourrait agir en conséquence mais en attendant, il ferait comme il l’avait toujours fait jusque-là, être son ami le plus dévoué…
 
Minuit tapante, alors que leurs amis faisaient encore la fête, Lucas prit la main de Brittany dans la sienne, elle le regarda tout en lui offrant son plus beau sourire auquel il répondit. A présent, il allait lui faire découvrir son monde qui deviendrait le sien aussi.
 
« Prête ?
-On va où ?
-A une assemblée.
-Et que devrais-je faire ?
-Rien, on restera ensemble.
-Où que tu ailles, j’irais, les yeux fermés même. Tu peux m’emmener n’importe où. »
 
Lucas fit un petit sourire en coin du style narquois et toujours la main de la jeune fille dans la sienne, il se pencha vers son oreille pour lui murmurer quelque chose que seul elle pouvait entendre.
 
« Attention, je pourrais te prendre au mot. »
 
La jeune fille se mit à rougir alors que d’habitude, elle répliquait en retour lorsqu’il disait ce genre de chose, rentrant dans son jeu. A croire que savoir qu’il était amoureux d’elle, changeais bien des choses. Mais d’un autre côté, elle avait l’impression que des sentiments se réveillaient en elle, comme si elle voyait son meilleur ami autrement. Normal dans un sens, tout changeait dans sa vie depuis au matin.
 
Lucas, lui, ne pouvait que sourire face à l’embarras de Brittany, il se glissa dans son dos et l’entoura de ses bras, la jeune fille ne broncha pas alors que leurs amis étaient au loin, personne ne faisait attention à eux, c’était comme s’ils étaient là en spectateur. D’un claquement de doigts, ils disparurent pour atterrir devant un immense château un rien lugubre. Il était vieux, craqueler par endroits, sinistre et sombre, mais on pouvait entendre une certaine animation venant de l’intérieur où toutes sortes de lumières s’y jouaient, une chaleur spéciale en jaillissait même.
 
Brittany pouvait voir toutes sortes de personnes passer à côté d’eux, se saluer entre eux, pénétré le château. Pas de sorcière au chapeau pointu ou sur un balai, ils avaient l’air tous normale hormis leurs côtés vestimentaires, leurs yeux et leurs cheveux, tout comme elle en fin de compte. Elle regarda ensuite Lucas qui s’était mis à son côté et il lui fit un clin d’œil. Lui aussi avait changé de vêtement, ils étaient sombres et une cape noire surplombait son corps robuste.
 
« Va falloir que tu me donnes ton secret. lança la jeune fille à son ami.
-Question d’habitude mais ne t’inquiète pas, tu te découvriras d’autre aptitude que je ne possède pas.
-Si tu le dis.
-Je te fais entrer ou tu préfères rester au-dehors.
-Je te suis mais ne me laisse pas seule.
-Ne t’inquiète, aucun risque là-dessus, attend toi à ce que je te colle comme de la glu.
-Ah non, quand même pas ! »
 
Lucas se mit à sourire et prit la jeune fille avec lui pour la faire pénétrer à l’intérieur parmi la foule. Brittany ne pouvait être que subjugué et craintive par tant de nouveauté. Elle vit sa mère et aussi bizarre que ça puisse paraître, elle la trouva pour la première fois de sa vie comme à sa place. Tout le monde agissait comme dans le monde des humains mais la jeune fille savait que ce qui s’ouvrait à elle, était un tout autre monde.
 
Mais au côté de son meilleur ami, elle se sentait forte, elle n’avait qu’à se coller à lui, le regarder pour sentir son cœur  s’emballer, ça ne faisait aucun doute, elle l’aimait tout comme lui. Il avait fallu un tel événement pour qu’enfin, elle prenne conscience de ses sentiments. Lucas la colla à lui, comprenant parfaitement ce qu’elle pouvait ressentir et dans la foule, alors que certains avaient pris la parole, il lui murmura de simples mots qui furent le début de sa nouvelle vie.
 
« Toi et moi, à jamais ensemble. »
 
C’était le début d’une nouvelle vie, quelque chose de sensationnelle qu’elle allait vivre auprès de l’être aimé, après tout, ce que racontait les livres n’était pas que légende, finalement…

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Mahora
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MessageSujet: One-shot de Mahora   Dim 10 Nov - 21:36

One-shot de Mahora : Un jour si particulier



Les premiers rayons de soleil filtraient par la petite fenêtre de la chambre, se posant délicatement sur le visage de la belle jeune fille encore endormie. Ses longs cheveux argentés brillaient sur les draps blancs, de fines mèches lui retombaient sur le visage.
Elle se réveilla tout doucement quand elle sentit une douce chaleur sur son visage. Elle cligna des yeux plusieurs fois, avant de les ouvrir complètement laissant entrevoir ses magnifiques yeux vert émeraude.
Elle porta sa main à son front, regardant le plafond blanc de sa chambre, elle n’avait pas vraiment envie de se lever. Surtout qu’il était samedi, elle n’avait donc pas cours aujourd’hui. Elle réfléchissait à ce qu’elle pourrait bien faire de cette journée, une jeune fille de seize ans n’allait pas rester chez elle à ne rien faire un week-end. Même si elle avait une soirée déguisée prévue avec ses amis le soir pour Halloween, elle n'allait pas passer l'après-midi inactive.
Elle se redressa en soulevant son drap, puis elle se rapprocha du bord du lit pour en sortir. Ensuite elle descendit à la cuisine prendre son petit-déjeuner après s'être apprêtée correctement.

Dans la cuisine sa mère préparait le petit-déjeuner tout en mettant la table. Elle entra dans la pièce en prenant une grande inspiration pour sentir la bonne odeur qui y régnait. Elle avança vers elle avec un grand sourire pour lui dire bonjour.

« Bonjour Maman ! Hum… Ça sent bon, ça me donne faim, dit-elle en se caressant le ventre.
-Bonjour ma chérie ! Tu as bien dormi ?
-Oui.
-Tu peux te mettre à table, c’est prêt.
-Ah super, j’ai vraiment faim » déclara-t-elle avec enthousiasme.

Elle se mit donc à table et dégusta son repas avec joie, chaque bouchée était un pur bonheur. Elle adorait vraiment la cuisine de sa mère, c’était une excellente cuisinière.
Une fois qu’elle eut fini de manger, elle débarrassa, puis monta dans sa chambre pour prendre des vêtements. Elle alla dans la salle de bain pour se préparer, elle retira son haut de pyjama. Elle baissa légèrement sa tête vers sa poitrine, elle fit de grands yeux quand elle remarqua un espèce de tatouage noir en forme d’étoile. Elle se demanda qu’est-ce que ça pouvait bien être, comment était-il apparu ? Qu’est-ce que ça signifiait ?
Elle porta sa main à sa poitrine, puis elle toucha la marque du bout des doigts. A ce moment-là, une lumière étrange apparut tout autour d’elle. Elle commença à paniquer se demandant ce qu’il était en train de se passer. Un léger vent se fit ressentir dans la pièce, ses longs cheveux virevoltaient en rythme avec celui-ci. Son cœur battait de plus en plus vite face à l’incompréhension de ce qui se produisait, une douce chaleur se propagea en elle ainsi qu’un sentiment d’angoisse. Le vent se faisait de plus en plus fort, l’ampoule de la salle de bain clignotait de plus en vite, puis elle explosa d’un coup. Les objets de la pièce se mirent à léviter dans cette dernière, ils bougeaient dans tous les sens. Elle paniquait encore plus qu’avant, la scène qui se présentait devant elle l’effrayait vraiment, son cœur se serra par la peur. Elle priait tout au fond d’elle pour que tout s’arrête, puis elle hurla :

« Stop » dans un cri d’effroi.
Lorsqu’elle prononça ce mot tous se figea autour d’elle, les objets qui volaient l’instant d’avant restèrent dans les airs sans bouger, ni tomber. Elle s’effondra au sol, elle observa la pièce et vit que celle-ci étaient complètement figée, plus rien ne bougeait. Elle en fut assez surprise, son cœur commença à légèrement ralentir et elle se sentit vaguement soulagée que cette mini-tempête soit finie.

Sa mère l’entendit crier de la cuisine, elle appela sa fille, mais elle n’eut aucune réponse. Elle décida alors de monter pour voir ce qu’il se passait.
Elle mit sa main sur la poignée de la porte de la salle de bain, elle alla pour l’ouvrir quand un bruit de fracas se fit entendre.
Au même moment le cœur de la jeune fille fut enfin apaisé, elle inspira profondément pour se calmer. Au même moment tous les objets qui étaient suspendus dans le vide tombèrent au sol faisant un énorme bruit.
La porte s’ouvrit juste après ça, elle vit sa mère légèrement affolée entrer dans la pièce. Elle la regarda avec de grands yeux encore sous le choc, ne comprenant toujours pas ce qu’il venait de se produire. Elle entre ouvrit sa bouche pour lui parler, mais aucun son ne réussit à en sortir.

« Mahora, que s’est-il passé ? Demanda sa mère avec étonnement.
-Je… ne sais… pas, répondit-elle en essayant de reprendre ses esprits.
-Comment ça, tu ne sais pas ? Je t’ai entendu crier d’en bas, dit-elle en prenant une voix plus douce.
Pourquoi c’est le bazar dans la pièce ? Ajouta-t-elle surprise.
-Je ne… comprends… pas ce qui s’est passé… »

Elle essaya de se relever, ses jambes étaient devenues lourdes, ses membres ne lui répondaient presque plus. Sa mère s’avança vers elle et l’aida à se mettre debout, elle l’emmena jusqu’au rebord de la baignoire pour qu’elle puisse s’asseoir.

« Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, tu vas peut-être trouver cela étrange, mais il s’est produit une chose vraiment incroyable et en même temps effrayante, lança-t-elle la tête légèrement baissée.
-Je t’écoute… répondit-elle en baissant les yeux.
-Tu vois la marque là sur ma poitrine ? Je ne l’avais pas hier, quand je me suis déshabillée, je l’ai remarquée. Cela m’a intriguée, je me demande bien comment elle est apparue et pourquoi ? »

Sa mère fixa le tatouage, elle ouvrit grand ses yeux et baissa son regard vers le sol pensive. Elle savait ce que cette marque signifiait, elle afficha un air un peu triste. Elle avait pourtant prié pour qu’elle n’apparaisse jamais, mais maintenant c’était trop tard. Elle savait que sa fille allait avoir un terrible destin et porter un lourd fardeau. Elle releva les yeux vers cette dernière, elle reprit une expression neutre et continua d’écouter ses explications sans un mot pour le moment.

«Ensuite, je l’ai touchée et là, c’est vraiment devenu bizarre et terrifiant. J’étais entourée d’une lumière étrange, puis une rafale de vent est apparue dans la pièce, il était de plus en plus fort et violent. L’ampoule a explosé d’un coup et des objets se sont mis à voler dans la pièce, puis j’ai voulu que tout s’arrête et à un moment tous les objets se sont figés. C’était comme si le temps s’était arrêté, ils sont tous retombés juste avant que tu ne rentres.
-Je vois… »

Elle savait qu’elle n’avait plus le choix, elle devait lui dire, tout lui raconter, mais comment elle pouvait lui annoncer ça. Elle se doutait que cela lui ferait un choc de l’entendre, elle devait utiliser les bons mots pour lui avouer.

« En fait… il y a quelque chose que je dois te dire, je te l’ai caché depuis trop longtemps, je n’ai plus le choix maintenant, je dois tout t’avouer.
-Hein ?! Comment ça ? Qu’est-ce que tu m’as caché ? Demanda-t-elle surprise et anxieuse à la fois.
-Aujourd’hui est un jour particulier, tu sais qu’aujourd’hui c’est Halloween, n’est-ce pas ?
-Oui, bien sûr. Quel est le rapport ?
-Lors de l’année de leurs seize ans et le jour d’Halloween plus particulièrement, les enfants de notre famille s’éveillent…
-Comment ça s’éveillent ?
-Les pouvoirs qu’ils ont en eux se développent, je t’en ai jamais parlé avant, je voulais attendre le bon moment. Mais je n’ai jamais eu le courage de te le dire, nous sommes une famille de sorciers…
-Hein ?! Des pouvoirs ?! Une famille de sorciers ?! C’est une blague ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
-Je suis désolée Mahora, j’aurais dû te le dire avant. Je suis une sorcière, comme l’étaient ta grand-mère et sa mère…
- Et Papa ?
-Non lui, il n’a pas de pouvoirs, mais il est au courant.
-Tu aurais pu m’annoncer cela bien avant, j’aurais peut-être été moins choquée et j’aurais sûrement eu moins peur. Tu n’imagines pas ce que j’ai pu ressentir à ce moment-là…
-Je sais… »

Elle s’en voulait de n’avoir pas eu le courage d’en parler à sa fille avant, mais comment pouvait-elle lui annoncer ça ? Surtout que d’après ce qu’elle avait vu et ce que sa fille lui avait dit, ce n’était pas terminé. Le plus dur était à venir et elle devait lui annoncer. Quant à Mahora, elle essayait de remettre de l’ordre dans ses pensées et dans toutes les informations qu’elle venait d’avoir. Certes cela expliquait ce qu’elle venait de vivre, mais elle était loin d’imaginer que les sorciers existaient vraiment. Pour elle, la magie, les sorciers, tout ça était qu’un mythe, elle n’arrivait pas vraiment à y croire, mais elle savait qu’elle allait devoir s’y faire.

« Je ne t’ai pas encore tout dit…
-Hein ?! Ce n’est pas tout ?
-Oui… la marque que tu as au niveau de la poitrine…
-Oui ?!
-Toi seule la possède, cela a une signification…
-Comment ça ?
-D’après une vieille prophétie, une élue au cœur pur naîtra un vendredi 13 juin un soir de pleine lune. Elle possèdera une marque en forme d’étoile sur la poitrine qui apparaîtra le jour d’Halloween dans l’année de ses seize ans. Elle détiendra le pouvoir des quatre éléments et elle devra faire face à de nombreux dangers, certains voudront s’emparer de ses pouvoirs. Elle aura une terrible destinée où elle devra faire face à de nombreux obstacles. »

Mahora fut surprise et effrayée par la révélation de sa mère, elle se disait que cela ne pouvait pas être possible, elle devait sûrement rêver. Elle savait que sa mère ne lui raconterait pas tout ça si ce n’était pas vrai, mais comment pouvait-elle accepter une telle chose ? C’était une élue ? Pourquoi elle ? Elle allait être en danger et avoir une terrible destinée ? Qu’est-ce qu’elle voulait dire par là ? Elle commença à ressentir de la peur, de l’inquiétude, son cœur s’affolait de plus en plus, elle avait du mal à respirer. Comment devait-elle réagir face à tout ça ? Puis sa mère la sortie de ses pensées en continuant ses explications.

« Depuis le jour de ta naissance, j’ai toujours eu peur que tu sois l’enfant de la prophétie, j’ai tellement prié pour que cette marque n’apparaisse jamais…
-Qu’est-ce qu’il va se passer maintenant ? demanda-elle apeurée et confuse.
-A vrai dire, je ne sais pas trop, la prophétie n’en dit pas plus. Tes pouvoirs vont apparaître au fur et à mesure, sûrement dans la journée. Normalement, en tant que sorcier nous pouvons utiliser qu’un élément ou deux. Moi par exemple, j’utilise l’eau et le vent, ta grand-mère utilisait le feu, mais toi tu es la seule qui peut utiliser les quatre, le vent, l’eau, le feu et la terre. Tu vas devoir faire attention à tes pouvoirs, qu’ils se déclenchent pas à la vue de tout le monde, mais également aux autres sorciers, si jamais il y en a qui venaient à découvrir qui tu étais, il risquerait de s’en prendre à toi pour essayer de récupérer tes pouvoirs.
-C’est possible ça ?
-Normalement non, on ne peut pas voler un pouvoir à un autre sorcier, mais pour toi c’est différent, vu que tu es l’élue s’il te tue il récupère tes pouvoirs…
-Hein ?! Tuer ? Ils vont vouloir me tuer ?
-S’ils découvrent qui tu es, oui il y en aura qui le voudront sûrement pour devenir plus puissant.
-Tu commences à me faire vraiment peur là, je ne veux pas mourir moi…
-Je sais bien ma chérie, c’est pour ça que tu dois apprendre à contrôler tes pouvoirs au plus vite pour te protéger. Je connais une personne qui pourra t’aider et qui devrait te protéger, comme je me doutais que tu pouvais être l’enfant de la prophétie, j’avais déjà pris les devants pour ce jour fatidique.
-J’ai peur maman !
-Je sais bien, je ferais tout pour te protéger au maximum et cette personne également. Je te promets que tout va bien se passer. »

Mahora commença à se sentir angoisser, on allait essayer de la tuer, comment pouvait-elle ne pas être effrayée ? Comment sa mère pouvait-elle lui dire que tout allait bien se passer ? Et qui était cette mystérieuse personne qui devait l’aider et la protéger ? Elle était perdue, cela faisait beaucoup de choses à la fois, toutes ses révélations lui donnèrent mal à la tête.
Sa mère voyant que cette dernière n’avait pas l’air de se sentir bien lui dit :

« Je sais que ce n’est pas facile pour toi d’apprendre tout ça et en même temps, tu devrais d’abord te relaxer. Prends un bon bain et finis de te préparer, ensuite rejoints-moi en bas, d’accord ?
-Hum… d’accord… » répondit-elle un peu perplexe.

Elle mit l’eau à couler dans la baignoire, puis elle finit de se déshabiller. Elle observa son corps dénudé dans le miroir, son regard se posa sur cette marque qui était apparue. Elle passa sa main dessus, elle se disait qu’une si petite marque signifiait tellement de choses, des choses qu’elle aurait préféré peut-être ignorer.
Son regard devint triste, ses yeux se dirigèrent vers le sol, ses poings se serrèrent face à la fatalité de son destin. Elle savait qu’elle n’avait malheureusement pas le choix d’accepter celui-ci, qu’elle allait devoir être forte et surtout apprendre à contrôler ses pouvoirs si elle ne voulait pas mourir.
Mourir ? Allait-on vraiment essayé de la tuer ? Rien qu’à cette idée, elle sentit des frissons parcourir tout son corps, ses mains se mirent légèrement à trembler. Elle avait l’estomac noué, sa gorge était devenue toute sèche, ses pensées se bousculaient dans sa tête.

Le bain était enfin prêt, elle entra dans l’eau délicatement pour ne pas se brûler. Elle se relaxa en essayant de ne penser à rien, elle bascula sa tête en arrière pour regarder le plafond. Elle se concentra sur l’eau de son bain et le bien-être que cela lui apportait.
Elle se mit à jouer avec l’eau tout en provoquant de petites bulles de savon. Pendant qu’elle remuait l’eau, elle repensa à ce que sa mère lui avait dit, elle pouvait contrôler les quatre éléments dont l’eau. Elle se demanda ce qu’elle pouvait faire avec l’eau, comment pouvait-elle la contrôler ?
Elle essaya de se focaliser dessus, elle ferma les yeux tout en se concentrant, puis elle se mit à penser que ce qu’elle était en train de faire était complètement ridicule. Comme si ça allait fonctionner elle ouvrit ses yeux et vit de belles bulles d’eau voler dans les airs se mélangeant à celles de savon.
Elle fut étonné cela avait marché, elle ne savait pas vraiment comment elle avait fait, mais elle trouvait cela jolie. Les bulles planaient au-dessus d’elle avec de jolies couleurs arc-en-ciel qui étaient reflétées par la lumière.

Après s’être habillée, elle descendit voir sa mère qu’il l’attendait au salon. Cette dernière était assise sur le canapé, elle avait une expression de tristesse sur son visage, mais en même temps de l’anxiété. Elle était très inquiète pour sa fille, après tout, la chose qu’elle craignait le plus était arrivée. Elle fut sortie de ses pensées par sa fille qui venait de l’appeler, elle tourna sa tête vers elle.

« Ah ma chérie ! Ça va mieux ? Tu as pu te détendre un peu ?
-Oui, ça va le bain m’a fait du bien, je me sens revigorée, dit-elle avec un sourire. Oh devine ce qu’il m’est arrivé ? Je ne sais pas comment j’ai fait, mais quand j’ai vu l’eau dans le bain, j’ai repensé à ce que tu m’as dit sur les quatre éléments et que je pouvais les contrôler. J’ai eu envie d’essayer et quand je me suis concentré sur l’eau, j‘ai réussi à faire voler des bulles d’eau, c’était magnifique.
-Oh ! Tu apprends vite dis-moi. C’est bien, ça va faciliter ton apprentissage, car on n’a malheureusement pas beaucoup de temps, déclara-t-elle avec un air déterminé et inquiet.
-Oui… je sais… mais…
-Mais ?
-Est-ce que je pourrais sortir prendre un peu l’air avant s’il te plaît ? J’ai vraiment besoin de me changer un peu les idées après tout ça et un grand bol d’air frais et une petite promenade me feront du bien, dit-elle timidement avec une légère expression de tristesse dans le regard.
-Ce n’est pas vraiment raisonnable tu sais, ça pourrait être dangereux. Je préférai que tu restes à la maison pour le moment.
-Mais maman, je ne vais pas rester enfermé à la maison tout le temps et puis je ne pense pas qu’on est déjà découvert qui j’étais non ?
-Hum… Il est vrai qu’il a de fortes chances que personne ne l’ait encore découvert, mais on ne sait jamais, vaut mieux être prudent.
-Maman, s’il te plaît ! déclara-t-elle avec de tout petits yeux tristes.
-Bon d’accord ! Mais ne va pas trop long loin et rentre vite. Prends ton téléphone avec toi et appelle-moi s’il se passe quelque chose ou si tu vois quelque chose d’anormal.
-Ok ! Merci maman ! » Cria-t-elle en sautant au cou de sa mère pour l’embrasser.

Une fois dehors, elle marcha d’un pas lent sans vraiment savoir où elle se dirigeait, elle avait promis à sa mère de ne pas trop s’éloigner, mais elle ne savait pas vraiment où elle pourrait aller. Elle continuait de se balader sans regarder le paysage qui l’entourait.
Puis elle s’arrêta, elle observa autour d’elle, elle remarqua un magnifique lac à sa gauche, elle se dirigea vers lui pour mieux l’admirer. Elle le trouvait splendide avec la lumière du soleil qui se reflétait dessus, la végétation qui l’encerclait lui donnait une touche de féérie.
Elle décida alors de s’asseoir pour contempler ce paysage, elle se sentait apaisée et sereine face à un tel spectacle. Elle ne pensait plus à rien, admirant juste la scène qui se présentait devant elle.

Tout d’un coup une ombre apparut derrière la jeune fille, elle sentit comme une présence derrière elle, elle se retourna et vit un homme avec un regard effrayant la regarder. Elle se sentit comme oppresser, elle avait l’impression d’étouffer face à l’aura que dégageait cet homme.
Elle se demanda qui ça pouvait bien être et pourquoi il était là, puis d’un coup elle repensa aux paroles de sa mère.

« Et s’il était là pour moi ? pensa-t-elle. Non, je dois me faire des idées, ce n’est pas possible que quelqu’un soit déjà au courant. Je ne vais pas devenir paranoïaque à cause des mots de maman quand même. »

Elle continua de l’observer sans rien dire, son cœur battait de plus en plus vite, un certain stress commença à s’emparer d’elle. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle ressentit une peur immense se déclencher. Elle était comme paralysée juste par le regard de ce dernier, des frissons arpentaient tout son corps.

« Je t’ai enfin trouvé ! Déclara le mystérieux inconnu avec un sourire en coin.
-Qui êtes-vous ? Demanda-t-elle légèrement affolée.
-Tu n’as pas besoin de le savoir puisque tu vas mourir, lança-t-il tout sourire.
-Quoi ?! Vous êtes… »

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase que l’homme sortit une épée de nulle part, elle était recouverte d’une lueur rouge. Il leva son épée, puis la pointa vers elle, il prononça une phrase qu’elle n’a pas eu le temps de comprendre et au même moment une boule de feu en sortit.
La boule se dirigeait vers elle, prise de panique elle courut vers la droite et se jeta au sol, elle l’esquiva de justesse. Maintenant elle en était sûre, cet homme était venu pour elle, pour ses pouvoirs, il voulait donc la tuer. Elle ne pensait pas que quelqu’un serait apparu aussi tôt devant elle et elle se demanda : comment l’avait-t-il trouvé ? Comment savait-il qu’elle était l’élue alors qu’elle venait tout juste de l’apprendre ?
Elle remit ses questions à plus tard, car une nouvelle boule se dirigeait vers elle. Elle était totalement effrayée, elle ne savait pas quoi faire, comment elle pourrait s’en sortir. Elle pensa à ses pouvoirs, elle voulait les utiliser pour se défendre, mais comment elle ne le savait pas encore. Certes elle les avait déjà utilisés pour certain, mais le problème c’est qu’elle ne se souvenait pas comment.
Elle vit la boule arriver à quelques centimètres de son visage, elle se dit alors que cela devait être la fin. Elle regretta de ne pas avoir écouté sa mère, elle n’aurait pas dû sortir, elle avait raison c’était trop dangereux.

Au même moment un jet d’eau apparut et la boule s’évapora. Mahora surprise regarda en direction de la provenance du jet. Elle vit un jeune garçon, elle ne pouvait pas le quitter des yeux, il avait une certaine prestance, ses cheveux sombres mi-longs virevoltaient avec le vent. Elle se sentait comme envoûtée par ses yeux si noirs, c’était comme s’il arrivait à transpercer son âme rien qu’avec son regard.
« Ne la touche pas ! Déclara le jeune homme avec un regard noir et déterminé.
-Oh ! Ah qui ai-je l’honneur ? Demanda l’agresseur.
-Comme si c’était important, répondit-t-il.
-Hum… je vois, tu es le chevalier de la demoiselle, s’esclaffa l’inconnu.
-Hm ! On peut dire ça, rétorqua-t-il avec un sourire en coin.
-Oh ! Et qu’est-ce que tu penses pouvoir faire seul face à moi ?
-Ne me sous-estime pas ! » Hurla-t-il tout en fonçant sur lui avec une épée qui venait de faire apparaître.

Ils commencèrent à se donner des coups d’épée, le combat faisait rage, aucun d’eux ne laissait une ouverture. On pouvait entendre le bruit de l’entrechoc de leur épée, ils avaient un air sérieux qui arborait leur visage.
Puis ils utilisèrent leur pouvoir, des boules de feu étaient lancées les unes après les autres, des jets d’eaux les contraient. Le combat était comme irréel, il allait à une vitesse phénoménale, personne ne lâchait prise.
Mahora était totalement abasourdi par la scène qu’elle voyait, elle arrivait à peine à les suivre du regard tellement leur combat allait vite. Plus elle les regardait et plus elle n’en revenait pas ce qui était en train de se passer devant ses yeux. C’était un combat, un vrai combat de sorcier apparemment, jamais elle aurait cru voir ça un jour et encore moins qu’elle en soit une aussi.
Puis elle se demanda qui pouvait bien être ce jeune garçon, d’après ce qu’elle avait pu entendre ou voir, il avait l’air de prendre sa défense. Serait-il venu la sauver ? Mais pourquoi ?
Elle se souvient alors que sa mère lui avait dit qu’une certaine personne devait l’aider pour apprendre à contrôler ses pouvoirs et la protéger. Serait-ce lui cette personne ? Beaucoup trop de questions se bousculèrent dans sa tête, elle n’arrivait plus à réfléchir.

Tout d’un coup elle entendit un énorme bruit, elle releva la tête vers les deux hommes et vit que son mystérieux sauveur avait été touché. Il commençait à être en difficulté, elle voulait l’aider, mais elle ne savait pas comment. Elle aurait aimé se souvenir de comment elle avait utilisé ses pouvoirs.
Elle se mit à réfléchir pour essayer de se souvenir, la première fois c’était le vent si elle se souvenait bien. Qu’est-ce qu’elle avait fait ? Qu’est-ce qu’elle avait ressenti ? Elle se rappelait juste qu’elle avait touché sa marque et que le vent s’était déclenché, elle avait peur, elle se sentait angoissée et le vent était devenu plus fort. Elle avait réussi également à arrêter le temps, elle avait prié pour que tout s’arrête et quand elle avait crié stop tout était figé. Ensuite, c’était l’eau dans son bain, elle s’était concentrée dessus et des bulles d’eau volaient dans les airs.
Puis quelque chose l’intrigua, elle revint sur ses pensées :

« Le temps ? Ce n’est pas un élément ? Comment j’ai pu figer tout dans la pièce ? »

Elle n’arrivait pas à trouver la réponse, elle trouvait vraiment ça étrange, elle se dit qu’elle en parlerait à sa mère plus tard, enfin si elle s’en sortait vivante.
Elle regarda de nouveau son sauveur qui était toujours en difficulté, elle essaya de trouver une conclusion à ce qu’elle venait de réfléchir. Elle se dit que ça devait sûrement être lié aux sentiments, mais comment déclencher ses pouvoirs grâce à ces derniers.
Elle n’eut pas le temps de réfléchir à la question, car le jeune homme tomba au sol blessé. Une boule de feu se dirigea vers elle, il n’arrivait pas à se relever apparemment.
Prise de panique, Mahora se dirigea en courant vers lui, priant qu’elle arrive à temps et qu’elle puisse faire quelque chose. Elle ne voulait pas qu’il soit blessé ou pire à cause d’elle, toutes sortes d’émotions se bousculèrent en elle, elle voulait que tout s’arrête, elle voulait le sauver.
Lorsqu’elle vit qu’elle n’arriverait pas à temps, une angoisse terrifiante se déclencha en elle. Elle continua de courir vers lui en hurlant :

« Non ! » tout en souhaitant que tout ce stop.

Au même moment la boule se figea ainsi que l’agresseur, elle alla vers le jeune garçon.

« Tout va bien ? demanda-t-elle inquiète.
-Oui, ça va merci. Tu arrives déjà à utiliser tes pouvoirs à ce que je vois.
-Hein ?! Euh pas vraiment…
-Bon plus important, dépêchons-nous de partir d’ici avant que le temps revienne.
-Hum…
-Allons chez toi.
-Ok… »

Une fois rentrée chez elle, elle chercha sa mère dans la maison tout en l’appelant. Elle la trouva dans le salon, elle emmena le jeune homme légèrement blessé et le fit asseoir sur le canapé.

« Hiroto ?! Tu es blessé ? Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda la mère légèrement paniquée.
-Mahora a été attaqué…
-Hein ?! Déjà ? Ma chérie tout va bien ?
-Oui grâce à lui.
Merci ! déclara la jeune fille en regardant le garçon.
-De rien.
-Je suis désolée, tu as été blessé par ma faute, dit-elle en baissant les yeux avec un mine toute triste.
-Ce n’est rien, ne t’en fais pas, je récupère très vite, rétorqua-t-il avec un sourire.
-Bon commençons par te soigner avant toute chose, déclara la mère.
-Oui tu as raison maman, je vais chercher la trousse de secours.
-Ok, merci » répondit la mère.

Elle monta les escaliers à grand pas pour aller à la salle de bain prendre la trousse.
Pendant ce temps-là sa mère et Hiroto eurent une petite discussion.

« Tu crois que ça va aller pour elle ? demanda sa mère légèrement inquiète.
-Je ne sais pas trop, mais on va l’aider, je suis sûr qu’elle pourra s’en sortir, rétorqua le jeune homme.
-J’espère… j’avais tellement espérée qu’elle ne soit pas l’élue… Je ne voulais pas qu’elle souffre, qu’elle porte ce lourd fardeau…
-Je le sais bien... »

Ils furent coupés par Mahora qui revenait avec ce qu’il fallait pour le soigner, puis sa mère fit les soins du jeune garçon.

« Maman ?!
-Oui ?!
-Dis-moi, je me posais une question, tu m’as bien dit qu’avec mes pouvoirs je pouvais contrôler les quatre éléments, c’est bien ça ?
-Oui.
-Alors comment ça se fait que je peux arrêter le temps ? Enfin rappelles-toi quand je t’ai raconté ce qu’il s’est passé dans la salle de bain, je t’ai dit que les objets étaient restés figés dans les airs et là tout à l’heure, je ne sais pas comment, mais j’ai réussi à figer notre agresseur et sa boule de feu. Pourquoi ?
-Hum… en fait vu que tu es l’élue, tu peux utiliser les quatre éléments, mais il est possible que tu ais d’autres pouvoirs en plus. Malheureusement rien n’est précisé dans la prophétie sur quels pouvoirs tu pourrais avoir en plus. Il est juste tu dis que tu aurais des pouvoirs immenses.
-Ok je vois…
-Il faut vite que tu apprennes à te servir de tes pouvoirs, l’homme que vous avez combattu risque de revenir. Maintenant qu’il s’est que tu es l’élue, il ne va pas laisser tomber, il va essayer de s’emparer de tes pouvoirs.
-D’ailleurs comment il a pu déjà savoir que c’était moi ?
-Il a sûrement dû mener son enquête et te suivre de près depuis longtemps. Il a dû repérer certains signes de la prophétie. C’est pour ça que le temps est compté.
Hiroto ?!
-Oui, j’ai compris, je m’en occupe.
Mahora vient avec moi je vais t’apprendre à te servir de tes pouvoirs.
-Ok… »

Ils se dirigèrent dans l’arrière-cour, il se plaça devant elle pour lui donner les consignes à suivre.
Elle était légèrement nerveuse, elle se demandait ce qu’il allait se passer, comment elle allait apprendre à se servir de ses pouvoirs. Son cœur commençait à battre de plus en plus fort, ses mains devinrent moites, elle avait du mal à déglutir.

« Bon, tes pouvoirs vont se déclencher grâce à ce que tu ressens, les sentiments en sont la clé. Je suppose que tu as dû vaguement le remarquer quand tu as réussi à t’en servir ?
-Oui, je me suis demandé si ça n’avait pas un rapport…
-D’accord, tu dois premièrement te concentrer sur ce que tu veux faire. Par exemple pour l’élément du vent tu dois t’imaginer quelque chose de fin et de tranchant, tu te focalises dessus et tu gardes cette image en tête.
-Hum… je vois…
-Alors ferme les yeux et concentres-toi sur le vent qui t’entoure et visionne l’image de quelque chose fin et tranchant.
-Ok… Je vais essayer… »

Elle se concentra donc comme il lui avait demandé, elle essaya d’imaginer du vent tranchant.
Puis un petit tourbillon apparut devant elle, elle rouvrit ses yeux. Lorsqu’elle vit qu’elle avait réussi, elle fit un petit sourire de satisfaction.

« C’est bien, tu as compris les bases, tu avances vite déclara Hiroto.
-Merci, mais ce n’est vraiment pas facile de le maintenir après…
-Ce n’est que le début, c’est normal, tu vas finir par y arriver avec de l’entraînement. Allez on s’y remet, on a plus beaucoup de temps, il pourrait réapparaître à tout moment.
-Ok… »

Ils continuèrent de s’entraîner pendant presque deux heures, Mahora commença à être épuisée. Elle s’était entraînée sans relâche et sans faire de pause. Il était midi passé, ils décidèrent donc de faire une pause pour aller manger.
Sa mère avait préparé un bon repas pour leur redonner des forces et les encourager. Elle ne pouvait malheureusement pas faire grand-chose pour aider sa fille. Elle aurait bien aimé l’aider à s’entrainer, mais elle en n’avait pas vraiment le pouvoir, tout ce qu’elle pouvait faire s’était de lui donner des conseils. C’était pour ça qu’elle avait demandé de l’aide au jeune garçon, étant le fils de l’une de ses amies, elle connaissait ses capacités, il avait le pouvoir de la protéger, elle en était sûre.

« Vous vous êtes bien entraîné ? demanda la mère.
-Oui, elle a fait d’énormes progrès, elle avance vite et comprend bien les choses, répondit-il avec un petit sourire.
-Hiroto est un bon professeur, c’est grâce à lui si je progresse aussi vite, ajouta la jeune fille.
-Je vois… Le déjeuner est prêt, venez manger » dit la mère.

Tout le monde passa donc à table, ils mangèrent dans le silence essayant de récupérer des forces pour la suite de leur entraînement.
Après la fin du repas, ils retournèrent dans l’arrière-cour pour qu’elle puisse continuer son apprentissage.
Plus elle avançait dans son entrainement et mieux elle arrivait à contrôler ses pouvoirs, elle avait enfin réussi à se servir de ses quatre éléments. Elle essayait maintenant de combiner les éléments pour avoir plus de puissance.
Au fil des heures qu’ils passèrent ensemble, Mahora et Hiroto s’étaient légèrement rapprochés, une nouvelle amitié était née. Elle était contente que ça soit lui qu’il l’aide, il était un très bon professeur et elle apprenait très vite grâce à lui. Elle aimait voir le beau sourire qu’il affichait quand elle réussissait, cela l’encourageait à chaque fois, lui donnant la motivation de continuer. Elle se sentait légèrement troublée parfois lorsqu’il la regardait et lui souriait, mais elle ne pouvait pas relâcher sa concentration. Elle savait qu’en vrai combat cela pouvait lui être fatale si elle pensait à autre chose, elle ne devait pas se laisser distraire.

Après environ une heure, ils décidèrent de faire une petite pause bien méritée.
Ils s’assirent sur le rebord de la terrasse, Mahora était exténuée, elle reprenait doucement son souffle après ces heures d’entrainement.
Hiroto la fixa pendant un moment, il se demandait si ce n’était pas trop dur pour elle, ne lui en demandait-il pas trop ?
Cette dernière tourna sa tête vers lui, elle vit qu’il avait l’air de s’inquiéter pour elle. Elle lui fit alors un magnifique sourire pour essayer de le rassurer. Elle savait qu’elle ne pouvait pas se permettre de se reposer trop longtemps et qu’elle devait supporter cet entrainement malgré la fatigue et la douleur.
Il fut assez surpris par le sourire de celle-ci, il ne savait pas pourquoi, mais son cœur s’était mis à battre plus fort. Ses joues se teintèrent légèrement de rouge, ses yeux étaient grands ouverts, il essayait de comprendre ce qu’il se passait. Il la trouvait magnifique avec un tel sourire, puis il secoua sa tête de gauche à droite se disant que ce n’était pas le moment de penser à ce genre de chose. Il devait rester concentré pour pouvoir lui apprendre correctement la magie et la protéger.

« Hiroto ?! Ça va ? Tu as l’air étrange… demanda-t-elle avec un air soucieux.
-Hein ?! Euh… oui oui, ne t’en fais pas…
-Tu es sûr ?
-Oui, ce n’est rien, j’étais jute dans mes pensées.
-Ah ? Tu réfléchissais à quoi ?
-Euh… je me disais juste que tu étais plutôt douée, tu apprends vite, c’est bien… dit-il en mentant ne voulant pas lui avouer la vérité.
-Je me le demande… Est-ce que je serais assez forte ? Est-ce que j’arriverai à faire en sorte que personne ne se soit blessé par ma faute ?
-Tu…
-J’ai peur tu sais… déclara-t-elle avec un air sérieux et triste.
-Tu n’as pas à avoir peur, je serais avec toi…
Je te promets que je ferais tout pour te protéger, ajouta-t-il avec un regard déterminé et un beau sourire.
-Hiroto… »

Ils se regardèrent droit dans les yeux pendant quelques secondes avant d’être coupé par une voix qu’ils crurent reconnaître.

« Oh ! Tu vas la protéger, hein ?! » Déclara la voix avec un ton narquois et un sourire en coin.

Ils se retournèrent en direction de la voix, ils le reconnurent, c’était l’homme de ce matin. Il était debout sur le muret qui entourait la maison, les bras croisés et les regardant avec un regard de tueur.
Le cœur de Mahora fit un bond en le voyant, elle ne s’attendait pas à ce qu’il les retrouve si vite, des frissons parcoururent son corps.
Hiroto en voyant la détresse de la jeune prit la main de celle-ci et se positionna légèrement devant elle. Il tourna sa tête dans sa direction et lui offrit un sourire rassurant pour lui montrer qu’elle n’était pas seule, que rien de lui n’arriverait, qu’il était à ses côtés.
Elle se sentit légèrement soulagée par la présence de ce dernier et elle se calma petit à petit. Le contact de sa main avec la sienne lui fit éprouver une sensation de bien-être, c’était un sentiment agréable, sa main était chaude et rassurante à la fois. Elle lui donna également un sourire et lui fit un signe de la tête pour lui montrer qu’elle était prête.

L’homme sauta de son muret pour atterrir juste devant les deux jeunes, ils reculèrent de quelques pas en le voyant s’approcher.
Il engagea alors le combat lançant des boules de feu à tout va qu’ils contrèrent grâce à des murs d’eau. Ils ripostèrent en envoyant des sorts d’eau, puis de vent tranchant pour l’amplifier, il esquiva de justesse, mais il fut légèrement coupé au niveau de son bras droit.
Il sortit son épée, puis elle se mit à briller d’une lueur rougeâtre. Hiroto fit de même en lançant un sort d’eau sur cette dernière, elle était entourée d’une magnifique aura bleue.
Ils commencèrent à échanger des coups d’épée sous le regard de la jeune fille, le combat allait à une vitesse phénoménale, cette fois elle arrivait enfin à les suivre un minimum. Elle voulait l’aider maintenant qu’elle savait un minimum se servir de ses pouvoirs. Elle cherchait un moyen d’attaquer l’homme sans toucher son compagnon, elle n’était malheureusement pas encore très précise dans ses sorts.
Puis elle eut une idée, elle fit un signe à Hiroto pour qu’il s’approche d’elle, ce dernier se recula légèrement après sa dernière attaque. Il en profita pour retourner auprès d’elle pour savoir ce qu’elle voulait, elle mit sa main sur la sienne où il tenait son épée. Elle se concentra tout en se rappelant des paroles de celui-ci pendant leur entrainement, elle réussit à faire apparaitre un vent fin et tranchant autour de l’épée du jeune homme.

« Oh ! Bonne idée Mahora, je lui ferais plus de dégât comme ça… »

Il eut à peine le temps de finir sa phrase que l’homme en question se rua sur lui à coup d’épée. Hiroto contra avec la sienne, grâce à la magie de cette dernière l’épée de l’adversaire fut stoppée, il réussit même à y faire quelques entailles à l’aide de l’aura tranchante.
L’agresseur commença à se retrouver en mauvaise posture, il essaya d’envoyer des boules de feu vers la jeune fille pour directement s’attaquer à elle. Mais elle réussit à contrer ses attaques de justesse les renvoyant un peu plus loin.
Sa mère sortit de la maison avertie par les bruits qu’il devait sûrement se passer quelque chose dehors. Il vit alors le combat qui faisait rage devant elle, son cœur rata un battement quand elle vit l’homme devant elle. Il se reconnaissait, elle ne pouvait pas croire que s’était lui, elle était loin de s’imaginer que cela pouvait être cet homme qui en voulait à sa fille.

« Kazuma ?! Alors c’était toi ? Pourquoi ? Dis-moi pourquoi tu t’en prends à elle ? Demanda la mère bouleversée et en colère.
-Ayame… Cela doit bien faire vingt ans maintenant, n’est-ce pas ?
-Maman ?! Tu le connais ? Demanda Mahora légèrement confuse.
-Oui… cela fait vingt ans maintenant que je ne l’ai pas revu. Il était mon fiancé à l’époque…
-Ton fiancé ?!
-Oui, c’était avant que je connaisse ton père.
-Tu n’as pas vraiment changé en vingt ans, déclara Kazuma.
-Toi non plus, toujours aussi démoniaque à ce que je vois… Pourquoi tu t’attaques à elle ? Tu veux te venger de moi ?
-D’après toi, je veux ses pouvoirs bien sûr.
-Comment as-tu su ?
-Lorsque tu m’as quitté à l’époque je voulais me venger, je t’ai donc surveillé à distance tout ce temps-là. Quand ta fille est née, je me suis souvenu de la prophétie, j’avais alors des soupçons qu’elle soit l’élue. Je vous ai toujours observé donc ce n’est pas une surprise que je sois là aujourd’hui.
-Si tu savais où la trouver, pourquoi tu n’es pas venu avant ?
-Après être pris dans son sort il m’a fallu pas mal de temps pour récupérer et j’avais utilisé pas mal de magie, donc je ne pouvais pas attaquer de nouveau de suite. Tu sais très bien ce que ça peut provoquer si on utilise nos pouvoirs trop longtemps surtout si on est fatigué.
-Oui... répondit-elle avec une énorme tristesse dans la voix.
-Bon je pense que je vais me retirer pour le moment, vous êtes trop nombreux et j’ai utilisé pas mal de magie, mais sachez que ce n’est pas fini je reviendrais.
-Attends ! Où comptes-tu aller comme ça, comme si j’allais te laisser filer » dit Hiroto sur un ton agressif.

Mais il était trop tard, l’homme s’était déjà volatilisé sous leurs yeux. Mahora regarda en direction de sa mère ne comprenant pas trop ce qu’il venait de se passer.
Elle s’approcha de sa mère un peu confuse, elle en revenait pas qu’elle connaissait cet homme et qu’à une époque il fut le fiancé de celle-ci. Elle se demandait comment sa mère avait pu aimer un jour un homme tel que lui. Elle l’observait sans un mot, elle cherchait comment aborder le sujet avec elle. Plusieurs questions se bousculèrent dans sa tête, elle ne savait pas par quoi commencer, elle se demandait également comment elle avait pu le connaître. Elle prit son courage à deux mains et commença à la questionner.

« Maman… Cet homme était vraiment ton fiancé ? Tu l’as connu comment ?
-Oui… Ses parents et les miens étaient des amis d’enfance, on s’est connu très jeunes. On passait beaucoup de temps ensemble, quand on a eu dix-sept ans nos parents ont décidé de nous marier. A l’époque on s’appréciait énormément, donc on n’était pas vraiment contre, nous nous sommes fiancés à nos dix-huit ans.
-Hum… je vois, mais quand vous étiez jeune il était comment ?
-C’était un garçon plutôt gentil, il était attentionné et faisait toujours attention aux autres surtout à moi. Puis un jour, environ un an après nos fiançailles, il a commencé à changer, il voulait toujours plus de pouvoir, il voulait être plus puissant. Il était devenu comme obsédé par le pouvoir, il était une tout autre personne, je n’arrivais plus à le reconnaitre, j’ai essayé de lui faire comprendre et de l’aider, mais ça n’a malheureusement pas marché. Plusieurs mois après ça je l’ai quitté et rencontré ton père, je n’avais plus de nouvelle de lui et je n’avais plus entendu parler de lui jusqu’à aujourd’hui. Je n’aurais jamais pensé que c’était lui qui en avait après toi, je suis désolée ma chérie, si seulement j’avais réussi à l’arrêter à l’époque…
-Ce n’est pas de ta faute ma maman… On l’arrêtera je te le promets, déclara-t-elle avec un sourire rassurant.
-Ma chérie… dit-elle en prenant sa fille dans ses bras.
-Ah aussi maman, je me demandais, de quoi il a voulu parler quand il te disait qu’il avait utilisé trop ses pouvoirs que cela provoquait quelque chose apparemment…
-Oui, c’est vrai je ne t’ai pas encore parlé de ça. En fait, quand tu utilises tes pouvoirs cela te prend de l’énergie, plus un sort est important plus cela consomme en énergie, donc cela te fatigue. Si jamais tu utilises trop tes pouvoirs d’un coup alors que tu es fatigué tu peux en mourir.
-Ah, je ne savais pas, vous ne me l’aviez pas dit…
-Donc fait bien attention quand tu les utilises surtout, si jamais tu commences à te sentir fatiguée n’utilises jamais de gros sort.
-D’accord Maman. »

Ils retournèrent ensuite dans la maison, Mahora décida de prendre un bon bain pour se relaxer un peu et d’aller un peu se reposer après. Après la dernière révélation de sa mère au sujet de ses pouvoirs elle voulait être en forme au cas où s’il revenait s’attaquer à elle.
Pendant ce temps-là, sa mère et Hiroto discutèrent des derniers évènements dans le salon. Ils étaient inquiets pour la jeune fille, ils savaient qu’il ne laisserait pas tomber et qu’il reviendrait pour elle.
Sa mère alla dans la cuisine pour commencer à préparer le dîner, il était déjà dix-huit heures.

Mahora descendit une fois qu’elle s’était bien reposée, elle alla voir sa mère dans la cuisine pour voir ce qu’elle allait manger ce soir. Sa mère avait invité également Hiroto à rester manger avec eux.
Elle alla dans le salon rejoindre ce dernier pendant qu’elle finissait de préparer le repas, ils discutèrent de tout et de rien. Ils apprirent un peu mieux à se connaître, ils rigolèrent beaucoup ensemble et commencèrent de plus de plus à s’apprécier.
Le repas fut enfin prêt et ils se mirent tous à table tout en se régalant.

« Maman, en fait, mon costume pour ce soir est prêt ?
-Hein ?! Tu comptes y aller avec tout ce qui s’est passé aujourd’hui ? Kazuma ne va pas s’arrêter là, il peut s’attaquer à toi à tout moment. Tu ne devrais pas sortir ce soir, déclara sa mère légèrement inquiète.
-Mais maman, je veux aller m’amuser avec mes amis te cela me changera un peu les idées après cette journée bien mouvementée. Je ne pense pas qu’il va revenir dès ce soir s’attaquer à moi après les difficultés qu’il a eues cette après-midi. S’il te plaît maman, je veux vraiment y aller, demanda la jeune fille en suppliant cette dernière.
-Ayame, si tu veux je peux aller avec elle ce soir, si elle veut bien comme ça s’il se passe quelque chose elle ne sera pas toute seule et je suis un peu du même avis qu’elle, je ne pense pas qu’il osera s’attaquer à elle ce soir, dit le jeune homme pour essayer de la rassurer.
-Hiroto, tu ferais vraiment ça pour moi ? C’est vraiment gentil de ta part, allez maman dite oui s’il te plaît.
-Bon puisque Hiroto est d’accord pour t’accompagner je veux bien, mais ne rentrez pas trop tard, avant minuit, d’accord ?
-Oui, promis, je te remercie maman » dit-elle avec un énorme sourire.

Après le repas Mahora monta dans sa chambre pour se préparer pour la soirée et Hiroto alla chez lui pour se changer, heureusement il avait déjà un costume pour Halloween.
Il revint assez vite chez la jeune fille, il était déguisé en vampire, il était vêtu d’un pantalon noir et d’une chemise blanche ainsi que d’une cape noire.
Il attendait en bas de l’escalier que cette dernière descende, lorsqu’elle fut enfin prête elle descendit les escaliers. Il fut agréablement surpris par la beauté de celle-ci, elle était déguisée en sorcière, elle avait un chapeau pointu noir, un bustier noir avec de légers strasses argentés dessus qui se mariait magnifiquement bien avec la couleur de ses cheveux. Une mini-jupe noire, des collants noirs et des bottes noires à talon qui lui remontait presque jusqu’aux genoux. Elle avait mis du vernis noir sur ses beaux ongles longs, elle s’était maquillée subliment, elle avait du fard à paupière argenté, de longs traits fins de crayon noir bien prononcé sous ses yeux et sur le bas de ses paupières.
Il était resté figé face à celle qui se trouvait en face de lui, il avait du mal à déglutir tellement qu’il la trouvait splendide. Il tendit sa main vers elle pour l’aider à finir de descendre l’escalier, puis en trouvant le courage nécessaire il lui dit :

« Tu es vraiment magnifique ce soir, cela te va merveilleusement bien.
-Merci Hiroto, répondit-elle assez timidement le rouge aux joues.
-Mettez-vous là tous les deux, je vais vous prendre en photo, vous êtes ravissants comme ça, déclara la mère.
-Maman… »

Ils se mirent en position l’un à côté de l’autre pour prendre la photo légèrement intimidé par la présence de l’autre.
Ensuite, ils quittèrent la maison prenant la direction de la soirée, les rues étaient remplies de gens déguisés et de joie de vivre. On entendait les rires des enfants, ils couraient dans tous les sens à la recherche de bonbons.
Une fois arrivés sur le lieu de la soirée, ses amis fixèrent légèrement le jeune homme se demandant qui cela pouvait bien être et pourquoi il était avec leur amie.
Mahora fit les présentations sans leur dire toute la vérité ben évidemment, elle ne pouvait pas leur dire qu’elle était en fait une sorcière et que lui aussi il était un sorcier et encore moins qu’on essayait de la tuer et qu’il était là pour la protéger. Elle leur dit juste que c’est un ami de longue date de la famille.

Le début de la soirée se passa très bien, ils rigolèrent, s’amusèrent, dansèrent. Hiroto s’entendait très bien avec les amis de la jeune fille.
Ils sortirent prendre un peu l’air dehors car ils avaient légèrement chaud à l’intérieur. Ils discutèrent de la soirée tranquillement sous un ciel étoilé. Mahora commença à avoir légèrement froid, elle tremblait un peu, Hiroto en voyant que cette dernière avait l’air d’avoir froid se rapprocha d’elle et l’enveloppa avec sa cape.
Elle fut assez étonnée sur le coup, puis elle lui fit un beau sourire pour le remercier. Ils restèrent là sans parler admirant les étoiles.

« Je vous retrouve enfin, oh que vous êtes mignon comme ça tous les deux, déclara Kazuma sourire aux lèvres sur un ton narquois.
-Kazuma !
-Ce soir je vais enfin m’emparer de tes pouvoirs jeune fille.
-Comme si on allait te laisser faire, tu ne peux rien seul contre nous, rétorqua Hiroto légèrement agacé.
-Qui a dit que j’étais seul ? Montres-toi Akira.
-Me voici ! »

Ils eurent à peine le temps de réaliser ce qui se passait que les deux agresseurs foncèrent sur eux. Mahora eut à peine le temps de mettre une barrière en place autour d’eux pour qu’ils puissent combattre sans retenue. Grâce à cette barrière, les attaques ne pouvaient pas en sortir et donc cela ne toucherait pas ses amis qui étaient plus loin et personne ne pouvait les voir à l’intérieur.
Ils esquivèrent leur attaque de justesse, le combat commença alors, il devint de plus en plus puissant. On pouvait voir toute sorte d’attaque voler d’un camp à un autre, ils étaient presque de force égale pour le moment. Le combat était rude, ils commencèrent légèrement à fatiguer à force, ils le savaient ils devaient mettre un terme assez rapidement à ce combat.
Kazuma se mit à sourire d’un coup, puis il regarda son ami, Mahora et Hiroto se regardèrent à bout de souffle se demandant ce qu’ils préparaient. Ils lancèrent une attaque combinée, elle avait l’air vraiment puissante et elle se dirigeait vers Hiroto. Il les gênait trop, il se mettait à chaque fois sur leur chemin quand ils s’attaquaient à la jeune fille, ils avaient donc décidé de l’éliminer en premier.
Mais Hiroto commençait à être épuisé à force de protéger cette dernière, il avait du mal à bouger. Mahora vit que ce dernier n’arrivait pas à bouger, prise de panique et voulant le protéger elle se mit devant lui. Elle créa un bouclier fait de terre et le renforça avec l’élément de feu, elle réussit à bloquer l’attaque, mais cela lui avait demandé beaucoup d’énergie. Elle tomba à genoux sur le sol à bout de souffle, une nouvelle attaque se dirigea vers eux, elle se releva avec beaucoup de mal. Elle ne voulait pas qu’Hiroto soit blessé par sa faute, elle devait en finir avec eux et vite.
Ce dernier vit à quel point la jeune fille était fatiguée, il fut assez choqué par la détermination de celle-ci à vouloir le protéger. Il savait que ça commençait à être risqué pour elle si elle continuait comme ça. Il voulait l’arrêter à tout prix.

« Non, Mahora, ne fait pas ça, tu risques de… »

Elle tourna sa tête dans sa direction et lui fit un magnifique sourire, elle savait ce qu’elle risquait en continuant ainsi. Mais elle ne voulait pas que ce dernier meure pour elle, elle avait une expression un peu triste pendant qu’elle lui souriait. Il savait, il avait compris son intention, il voulut lui dire d’arrêter, il voulait crier, la sauver, mais son corps ne lui répondait plus, il en avait malheureusement plus la force. Il la regarda avec un visage triste, des larmes avaient envie de sortir de ses beaux yeux noirs.

« Merci de m’avoir protégé, j’ai été heureuse de te connaître. »

Ce fut ses derniers mots avant de contrer l’attaque qui arrivaient, puis elle se concentra au maximum pensant aux sentiments qu’elle éprouvait pour ce dernier, à sa détermination de vouloir le protéger.
Elle jeta un dernier coup d’œil à Hiroto en lui faisant un sourire, heureuse de lui sauver la vie même au péril de la sienne.

« Non, je t’en supplie ne fait pas ça, s’il te plait. »

On pouvait comprendre et entendre la détresse de celui-ci dans ses paroles, il se sentait si impuissant, il était là en train de la regarder se sacrifier pour lui.
Puis elle lança sa toute dernière attaque vers ses ennemis, elle n’avait encore jamais lancé de sort si puissant. Ils essayèrent d’arrêter l’attaque, mais en vain, ils se la prirent de plein fouet et fut désintégrés face à la puissance du sort.
En voyant qu’elle avait réussie, elle sourit, elle était heureuse, elle avait pu le protéger. Elle s’écroula ensuite sur le sol, elle avait utilisé ses dernières ressources d’énergie pour lancer cette attaque.
Hiroto avait les yeux grands ouverts, observant cette dernière tomber au sol, il n’arrivait pas y croire, elle s’était sacrifié pour lui. Il avait failli dans sa mission, dans son désir de vouloir la protéger.

« Mahora ! »

Il hurla son prénom tout en se dirigeant vers elle, il ne savait pas comment il avait réussi à trouver la force nécessaire pour arriver jusqu’à elle, mais son corps s’était mis à bouger tout seul.
Il l’a pris dans ses bras, ses larmes coulaient toutes seules sans qu’il s’en rende vraiment compte. Il la serra fort contre lui tout en continuant de l’appeler.
Elle entrouvrit légèrement ses yeux pour le regarder une dernière fois, elle lui souriait car elle était heureuse qu’il soit toujours en vie et elle ne voulait pas qu’il soit triste.

« Ne soit pas… triste, dit-elle avec difficulté.
-Pourquoi tu as fait ça ? C’était à moi de te protéger… dit-il en larme.
-Je ne voulais pas… que tu meures par ma faute…
-Pourquoi ? Ce n’était pas à toi de te sacrifier…
-Parce ce… je crois… que… je suis tombée amoureuse… de toi… » rétorqua-t-elle avec un sourire.

Puis elle ferma les yeux pour ne pas les rouvrir, son corps se fit plus lourd, son cœur ne battait plus. Hiroto fut choqué par les dernières paroles de celle-ci, sa poitrine lui fit mal, elle se serra de douleur. Il cria son nom à maintes reprises en espérant qu’elle se réveille, mais ses yeux restèrent clos, elle n’avait aucune réaction.
Il la serra encore plus fort contre lui et lui dit tout bas :

« Je t’aime… »

Il approcha son visage du sien, il écarta quelques mèches qui se trouvaient sur son doux visage, il la contempla quelques instants, puis il posa ses lèvres sur les siennes. Il fit passer tous les sentiments qu’il pouvait éprouver, il aurait tellement aimé avoir le temps de lui dire ce qu’il ressentait lui aussi.
Mahora était dans un endroit sombre et froid, mais elle pouvait ressentir une petite chaleur, elle se demanda où elle était, puis elle se souvint alors de ce qu’il s’était passé, elle se dit qu’elle devait être morte, mais au moins Hiroto était vivant. Elle commença à se laisser aller pour être en paix, mais elle aperçut une silhouette au loin. Elle entendit une voix lui disant :

« Réveille-toi… »

Elle arriva enfin à distinguer la silhouette, elle fit un sourire en la voyant, elle se sentait en paix et elle n’était plus effrayée, elle pensait qu’elle était venu la chercher.

« Grand-mère, c’est toi ? Tu es venue me chercher ?
-Ma chérie, ton heure n’est pas encore venue, tu dois y retourner.
-Mais c’est trop tard, je suis morte…
-Ecoute, ton cœur, tes sentiments, il y a des personnes qui t’attendent… Il n’est jamais trop tard ma puce. Il y a quelqu’un qui fait tout ce qu’il peut pour te ramener à la vie.
-Grand-mère…
-Va, retourne vers eux.
-Merci grand-mère. »

Lorsqu’il lâcha les lèvres de la jeune fille, il la contempla encore sans un mot. Tout d’un coup une étrange lumière apparut autour de la jeune fille, son corps lévita légèrement. Elle entrouvrit les yeux, puis elle se mit à tousser, elle aperçut le visage en larmes d’Hiroto, elle lui sourit.

« Hiroto, merci…
-Mahora, tu es vivante, j’avais cru t’avoir perdu, je ne rêve pas, tu es bien là ?
-Oui, je suis revenu grâce toi, à tes sentiments…
-Comment est-ce possible ?
-Je ne sais pas vraiment, je crois que tu as dû réussir à me donner ton énergie. »

Le jeune homme repensa alors au baiser qu’il lui avait donné et il devint rouge, il se sentit gêné. Quant à la jeune fille, elle sentit encore comme une douce chaleur sur ses lèvres, en voyant la réaction de ce dernier elle comprit comment elle était revenue à la vie. Elle fut assez heureuse de voir que le jeune devait sûrement éprouver la même chose qu’elle.
Bien évidemment, elle ne se souvenait pas de la déclaration de celui-ci, ni de son baiser, mais elle pouvait le ressentir.
Peu de temps après ça, ils décidèrent de rentrer chez cette dernière. Ils racontèrent à sa mère ce qui s’était passé, elle avait eu très peur quand ils avaient évoqué le passage de la mort de celle-ci, mais elle était heureuse de revoir sa fille vivante. Elle la serra dans ses bras et pria pour qu’il lui n’arrive plus jamais malheur.

Plusieurs semaines s’étaient écoulées depuis Halloween, suite au peu de temps où elle était morte, elle avait perdu tous ses pouvoirs. Sa mère et Hiroto étaient plutôt rassurés car maintenant qu’elle n’avait plus de pouvoirs plus personne n’essayerait de la tuer. Elle reprit sa fille d’avant comme si rien ne s’était passé, Hiroto s’était inscrit au même lycée qu’elle pour pouvoir rester à ses côtés. Ils s’entendaient encore mieux qu’avant, la tristesse et la peur de l’avoir perdu les avaient rapprochés encore plus. Elle était redevenue une jeune fille de seize ans tout à fait normale, elle allait au lycée, voyait ses amis et était avec le garçon qu’elle aimait.


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bulvil
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MessageSujet: Re: Vote du concours Halloween du 10/11/13 au 15/12/13   Lun 11 Nov - 13:25

Le one shot que j'ai preferer est One-shot de Sana : Mythologie et réalité confondus , car c'est celui qui m le plus touché, un bon style, une petite histoire d'amour j'aime bien j'ai beaucoup hesiter avec La journée d'Avril Oya, car celui ci ma fait beaucoup rire 
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Mahora
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MessageSujet: Re: Vote du concours Halloween du 10/11/13 au 15/12/13   Lun 11 Nov - 14:08

Merci pour ton avis Smile
Par contre tu as oublié de voter en haut^^
Sinon ça serait bien de dire ce que tu as pensé des autres même si tu n'a pas voté pour eux.

Ps : Par contre quand tu auras le temps pourrais-tu aller lire et signer le règlement et aller te présenter merci d'avance Smile

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Sana--chan
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MessageSujet: Re: Vote du concours Halloween du 10/11/13 au 15/12/13   Lun 11 Nov - 19:40

Merci à toi Bulvil, ça me fait plaisir que tu ais aimé mon OS.

Bis

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Cassandre
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MessageSujet: Re: Vote du concours Halloween du 10/11/13 au 15/12/13   Dim 1 Déc - 21:52

Bulvil:Je suis contente que la journée d'Avril t'es fait rire. Je ne pense pas que se sera la seule apparition d'Avril et Damien. Il y'a de fortes chances pour que ce one shot devienne une fic.

Sana--chan: Je n'ai pas encore lu ton one shot donc je ne peux pas te dire ce que j'en pense.
Mais si ton one shot est celui auquel je pense alors: ton one shot fais en un three shot il est vraiment longs et dès que j'ai une après midi de libre je le lis parce que de ce que j'ai pu en voir il a de fortes chances de me plaire.

Mahora: D'un point de vue objectif ta fic est bien. D'un point de vue personnel c'est pas ma favorite.

Les autres: Ben soit j'ai pas lu votre fiction et je vous dirais ce que j'en pense qu'en je l'aurai fait. Soit j'ai ni le nom de la fic ni de l'auteur sous les yeux.
Je sais que dans les non cités: il y'a une fic qui m'a beaucoup plus mais j'ai pas le nom de la fic sous les yeux pour dire a qui va le mérite.
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Mahora
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MessageSujet: Re: Vote du concours Halloween du 10/11/13 au 15/12/13   Lun 27 Jan - 14:22

Résultat du concours : Cassandre

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MessageSujet: Re: Vote du concours Halloween du 10/11/13 au 15/12/13   

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